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L'Office des affaires francophones a publié en 1996 une série de profils statistiques de la population francophone de l'Ontario. Ces publications reposaient sur les résultats du Recensement de 1991 de Statistique Canada.
L'Office des affaires francophones a décidé de publier une mise à jour des données extraites du Recensement de 1996 de Statistique Canada. Le présent ouvrage offre un portrait statistique des femmes francophones en Ontario. Trois autres ouvrages sur les Francophones sont publiés par l'Office : Les Francophones en Ontario – un ouvrage général, Les jeunes francophones et Les personnes âgées francophones.
En général, l'évolution des données statistiques sur les femmes francophones de l'Ontario entre 1991 et 1996 ne présente aucune surprise majeure et s'inscrit dans les projections démographiques déjà établies.
Ce profil sur les femmes francophones en Ontario se fonde sur les résultats du recensement de 1996 de Statistique Canada. On réfère aussi dans certains cas aux données du recensement de 1991.
L'étude porte sur les femmes francophones. L'Office des affaires francophones définit les Francophones de l'Ontario selon leur réponse à la question sur la langue maternelle: Quelle est la langue apprise en premier lieu à la maison dans l'enfance et encore comprise? Dans ce profil, les Francophones comprennent les personnes ayant indiqué le français comme seule langue maternelle ou l'une des langues maternelles (réponses uniques ou multiples).
L'étude porte sur un nombre de variables, notamment les caractéristiques socio-démographiques, la conservation de la langue maternelle, les niveaux de scolarité, la participation au marché du travail et le revenu. Afin de mettre en relief la situation relative des femmes francophones, on y souligne les différences existant entre ce groupe et les femmes dans la population générale en Ontario.
Deux formulaires ont été utilisés pour le recensement de 1996. Le formulaire abrégé (Profil 2A) a été distribué à la population en entier (100 %) et comprend une question sur la langue maternelle. Le formulaire long (Profil 2B) a été distribué à un échantillon de 20 % de la population et renferme des questions plus détaillées, dont les questions sur le niveau de scolarité, le revenu, la participation sur le marché du travail, etc. Les données du présent profil sont tirées exclusivement du formulaire long (Profil 2B).
Les recensements montrent qu'entre 1991 et 1996, la population féminine francophone en Ontario a augmenté de 945. À l'exception des régions Est et Centre qui ont connu une croissance de 880 et 1 945, le nombre de femmes francophones a diminué partout en Ontario.
Les femmes représentent 52,4 % de l'ensemble de la population francophone. Les femmes en général comptent pour 51 % de la population de l'Ontario.
Le Centre est la région où la représentation des femmes francophones est la plus élevée (54,1 %) et le Nord-Ouest la plus faible (48,2 %). C'est d'ailleurs la seule région où la proportion de femmes dans la population francophone est plus faible que celle dans la population totale de la région (48,2 % comparativement à 50 %).
Les femmes francophones sont proportionnellement plus nombreuses dans le Nord-Est et l'Est de la province où elles représentent 25,5 % et 15,1 % de la population féminine de ces régions. Ailleurs dans la province, elles représentent de 2 % à 5 % de la population féminine de la région. Dans le Centre, bien que les femmes francophones ne comptent que pour 1,8 % de la population féminine de la région, leur nombre (64 825) représente 23,7 % des femmes francophones de la province. La proportion est la plus élevée dans l'Est (41 %) et le Nord-Est (27,2 %), et la plus faible dans le Nord-Ouest (1,7 %) et le Sud-Ouest (6,4 %). Par contre, les deux tiers de la population féminine sont concentrés dans le Centre (65,4 %).
GROUPES D'ÂGE
De 1991 à 1996, la proportion de femmes francophones âgées de 65 ans et plus a augmenté de 12,9 % à 14,6 % alors que dans la population générale, elle a augmenté de 12,4 % à 13,1 %. Comme dans la population générale, les femmes francophones sont sous-représentées dans les groupes d'âge de 0 à 34 ans et sur-représentées dans le reste des groupes d'âge, c'est-à-dire de 35 à 64 ans et plus. Cette tendance s'observe dans toutes les régions, les écarts étant encore plus marqués dans le Sud-Ouest.
La proportion de femmes parmi les personnes âgées est nettement plus élevée que celle des hommes. Chez les Francophones âgés de 75 ans et plus, les femmes représentent plus des deux tiers de la population. Dans la population générale, les femmes représentent 61,2 % de la population totale âgée de 75 ans et plus.
Chez les Francophones âgés de 15 ans et plus, une femme sur quatre est célibataire (24,5 %) et ce, comparativement à 30,7 % chez leurs homologues masculins. On dénote des différences régionales importantes dans la proportion de femmes célibataires ou ´ jamais mariée ª allant de 15,8 % dans le Sud-Ouest jusqu'à 28,2 % dans l'Est de l'Ontario. Dans la population générale, les variations sont beaucoup plus faibles allant de 24,2 % dans le Sud-Ouest à 27,3 % dans le Nord-Ouest.
La proportion de personnes séparées ou divorcées1 est plus élevée chez les femmes que chez les hommes, et ce dans la population francophone et la population générale. Ainsi, 19 % des femmes francophones qui se sont mariées comparativement à 16,5 % des hommes sont présentement séparées ou divorcées. Dans la population générale, les proportions sont de 17,1 % et 13 % respectivement. C'est dans le Centre que la proportion de femmes francophones séparées ou divorcées est la plus élevée (20,9 %); elle est la plus faible dans le Nord-Est (16,3 %).
Le veuvage est substantiellement plus élevé chez les femmes que chez les hommes. Parmi les Francophones qui se sont mariés2, 16,2 % des femmes et 4,1 % des hommes sont veufs. Les proportions sont plus faibles dans la population générale : 14,3 % des femmes comparativement à 3,4 % chez leurs homologues masculins sont veufs. Le Sud-Ouest est la région où la proportion de femmes francophones veuves est la plus élevée (22,2 %). C'est également la région où la proportion de Francophones de plus de 65 ans est la plus élevée.
La proportion de femmes francophones se retrouvant veuves augmente substantiellement avec l'âge3. Parmi celles ayant de 45 à 64 ans, 9,9 % sont veuves. La proportion est de 41,2 % parmi les femmes francophones âgées de 65 à 74 ans et 72,3 % parmi celles de 75 ans et plus. Dans la population générale, 35,9 % des femmes de 65 à 74 ans et 68,7 % des femmes âgées de 75 ans et plus sont veuves. Les proportions de femmes veuves sont plus élevées dans la population francophone que dans la population générale.
1. Parmi les personnes déjà mariées en excluant les personnes veuves.
2. Parmi les personnes déjà mariées en excluant les personnes divorcées.
3. Parmi les personnes déjà mariées en excluant les personnes divorcées.
Une famille francophone sur dix est une famille monoparentale (10,1 %). La proportion est plus élevée dans la population générale (14,4 %) que dans la population francophone. La proportion de familles monoparentales francophones a augmenté de 9,5 % à 10,1 % entre 1991 à 1996. On observe le même phénomène dans la population générale au cours de cette période (12,6 % en 1991 comparativement à 14,4 % en 1996).
Les familles monoparentales sont en majorité dirigées par une femme. Ainsi, les femmes sont à la tête de 82,6 % des familles monoparentales francophones. La proportion dans la population générale s'élève à 84,2 %.
Les femmes ont plus tendance à vivre dans un ménage non familial que les hommes de 15 ans et plus. Un ménage non familial comprend les personnes vivant seules ou avec des personnes qui leur sont apparentées ou non mais qui ne constituent pas une famille de recensement4. Ainsi, 19,8 % des femmes francophones comparativement à 17,3 % des hommes vivent dans un ménage non familial. La proportion de femmes vivant
dans un ménage non familial est plus élevée dans la population francophone que dans la population générale (19,8 % versus 16,3 %). La proportion s'élevait à 19,4 % en 1991 parmi les femmes francophones et à 17,4 % dans la population féminine totale.
Le Sud-Ouest est la région où la proportion de femmes francophones vivant en dehors d'un ménage familial est la plus élevée (23,9 %) et le Nord-Est là où elle est la plus faible (16,4 %).
La proportion de femmes francophones vivant dans un ménage non familial est substantiellement plus élevée parmi celles âgées de 65 ans et plus. En effet, 48,4 % des femmes francophones âgées de 65 ans et plus vivent dans un ménage non familial. Cette proportion est deux fois plus élevée que pour l'ensemble des femmes francophones âgées de 15 ans et plus (19,8 %).
4. Cela exclut les ménages où au moins une des personnes vit avec son conjoint(e) ou partenaire et les ménages où au moins une des personnes vit avec un ou plusieurs enfants jamais mariés (voir glossaire).
On mesure le niveau de conservation de la langue maternelle à partir de la langue parlée à la maison des personnes ayant le français comme langue maternelle. À l'échelle provinciale, trois femmes francophones sur cinq utilisent le français à la maison (58,9 %). Le taux de conservation de la langue des femmes francophones est similaire à celui de leurs homologues masculins.
Tout comme dans la population francophone en général, les femmes francophones démontrent un taux de conservation plus élevé dans l'Est (71,2 %) et dans le Nord-Est (69,5 %) de la province, régions à plus fortes concentrations de Francophones. Les niveaux de conservation sont nettement plus faibles dans le Sud-Ouest (30,7 %) et dans le Centre (34,6 %) de la province.
La proportion de femmes francophones parlant français à la maison a diminué dans toutes les régions entre 1991 et 1996, l'écart le plus important étant dans le Nord-Est ontarien.
Les mères francophones jouent un rôle clé dans la conservation de la langue française. Quand la langue maternelle des deux parents est le français, 93,3 % des enfants conservent la même langue maternelle. Quand seule la mère possède le français comme langue maternelle, 32,5 % des enfants conservent cette même langue à titre de langue maternelle. Quand seul le père possède le français comme langue maternelle, 14,3 % des enfants conservent le français comme langue maternelle.
Parmi les familles « mari et femme » où au moins un des deux partenaires est francophone, 39,3 % sont composées de deux conjoints francophones ; dans 32,3 % des couples, le mari ne possède pas le français comme langue maternelle ; et dans 28,4 % des cas, la femme ne possède pas le français comme langue maternelle1.
La proportion de familles francophones où les deux partenaires étaient francophones s'élevait à 45,7 % en 1991 comparativement à 39,3 % en 1996. Donc, il y a augmentation des mariages exogames, ce qui serait un des éléments sous-tendant la baisse de conservation du français chez les enfants.
Une proportion relativement élevée de femmes francophones à la tête d'une famille monoparentale ne parle pas le français à la maison (46 %). La transmission linguistique s'effectue donc que dans 54 % des cas où la famille monoparentale est dirigée par une femme2.
L'Est et le Nord-Est sont les régions où les taux de transmission du français sont les plus élevés, le Centre et le Sud-Ouest où ils sont les plus faibles.
Le taux de transmission du français est plus élevé dans les familles monoparentales dirigées par une femme que dans celles dirigées par un homme (54 % et 48,3 % respectivement), et ce dans toutes les régions. L'écart entre les deux sexes le plus important se trouve dans l'Est de la province3.
La proportion de femmes francophones à la tête d'une famille monoparentale qui utilise le français à la maison a légèrement augmenté entre 1991 et 1996 (de 53,2 % à 54 %). Sauf dans le Nord-Est, cette proportion a augmenté dans toutes les régions au cours de cette période. Dans cette dernière région, la proportion de femmes francophones à la tête d'une famille monoparentale qui utilise le français a diminué de 63,6 % à 60,9 %.
1. Personnes ayant le français comme seule langue maternelle (réponses uniques).
2. Situations où le français est la langue d'usage ou une des langues d'usage à la maison.
3. Á l'exclusion du Nord-Ouest, où le nombre de familles monoparentales dirigées par un homme francophone est relativement faible.
Comme pour la population francophone, le niveau de scolarité des femmes francophones est inférieur à celui des femmes dans l'ensemble de la population ontarienne.
La proportion de femmes francophones qui ont un niveau de scolarité inférieur à la 9e année est de 15 % comparativement à 10,6 % dans la population féminine en général. Cette tendance s'observe dans toutes les régions. La plus forte proportion de femmes francophones ayant moins d'une 9e année est observée dans le Sud-Ouest (20,6 %) et la plus faible dans le Centre (12,3 %).
Au niveau provincial, la proportion de femmes francophones possédant un niveau de scolarité inférieur à la 9e année est similaire à celui des hommes (15 % comparativement à 15,4 %). Cependant, il y a des variations régionales importantes. La proportion de femmes francophones ayant moins d'une 9e année est supérieure à celle des hommes dans le Sud-Ouest et l'Est de l'Ontario alors qu'elle est inférieure dans les autres régions notamment dans le Nord-Ouest où la différence entre les deux sexes est relativement importante.
Comme chez les hommes francophones, la proportion des femmes francophones qui ont un diplôme d'études secondaires est inférieure à celle des femmes dans la population générale (63,3 % comparativement à 66,6 %). Cette observation est valable pour toutes les régions sauf le Centre où 68,4 % des femmes francophones comparativement à 66,9 % des femmes dans la population générale ont au moins un diplôme d'études secondaires.
La proportion de femmes francophones détenant un diplôme d'études secondaires est supérieure à celle de leurs homologues masculins (63,3 % versus 61,2 %). À l'exception du Sud-Ouest, la proportion chez les femmes francophones est supérieure à celle des hommes dans toutes les régions.
Parmi les femmes qui détiennent un diplôme d'études secondaires, la proportion de femmes francophones qui ont poursuivi des études postsecondaires est inférieure à celle de la population féminine en général (74,2 % comparativement à 76 %). Cette observation est valable pour toutes les régions sauf le Centre où 79,4 % des femmes francophones comparativement à 76,5 % des femmes dans la population générale ont poursuivi des études postsecondaires.
Parmi les Francophones qui détiennent un diplôme d'études secondaires, la proportion de femmes qui ont poursuivi des études postsecondaires est inférieure à celle de leurs homologues masculins, et ce dans toutes les régions.
Au niveau provincial, les femmes francophones qui ont entrepris des études postsecondaires sont moins susceptibles de poursuivre des études universitaires que les femmes dans la population générale (44,1 % versus 45,7 %). Cependant il existe des différences régionales importantes. Alors que dans le Nord-Est et le Nord-Ouest les femmes francophones sont moins portées à fréquenter l'université que la population féminine de la région, c'est le contraire dans les autres régions.
Parmi les Francophones qui ont entrepris des études postsecondaires, un nombre relativement plus élevé de femmes que d'hommes ont fréquenté l'université (44,1 % comparativement à 40 %), et ce dans toutes les régions.
De 1991 à 1996, comme dans la population francophone en général, la proportion de femmes francophones détenant un diplôme universitaire de baccalauréat a augmenté dans toutes les régions, l'augmentation la plus importante étant dans le Centre (de 12,7 % à 16 %).
La proportion de femmes francophones détenant un diplôme universitaire est inférieure à celle de la population féminine en général (12,4 % comparativement à 13,8 %) dans toutes les régions sauf dans le Centre où on observe la relation inverse (16 % versus 14,6 %).
Il existe un plus grand nombre de femmes francophones que d'hommes détenant un diplôme de baccalauréat ou d'études supérieures dans le Nord-Est, Nord-Ouest et le Sud-Ouest de la province, alors que l'inverse est vrai dans les autres régions.
Parmi les femmes qui ont fréquenté l'université, le taux d'obtention du baccalauréat est légèrement supérieur chez les femmes francophones que chez les femmes dans la population générale (60,1 % comparativement à 59,6 %). La proportion chez les femmes francophones est inférieure à celle de leurs homologues masculins (60,1 % comparativement à 61,9 %).
Parmi les femmes francophones ayant un baccalauréat, la proportion ayant suivi des études supérieures a diminué entre 1991 et 1996 dans toutes les régions sauf dans le Nord-Ouest où la proportion a augmenté de 22,2 % à 29,1 %.
La proportion de femmes francophones ayant un baccalauréat qui poursuivent des études supérieures est plus élevée que dans la population féminine en général (31,8 % versus 30,2 %). Cependant, la proportion chez les femmes francophones est nettement inférieure à celle de leurs homologues masculins, et ce dans toutes les régions.
De 1991 à 1996, parmi les femmes francophones ayant un certificat/ diplôme d'études postsecondaires, la proportion ayant les sciences sociales comme principal domaine d'études a augmenté de 8,9 % à 10,9 %. On observe une tendance similaire dans la population féminine en général (de 10,7 % à 12 %).
Plus d'une femme francophone sur quatre se retrouve dans les domaines du commerce, de la gestion et de l'administration des affaires (27,6 %). La proportion correspondante dans la population féminine en général est de 26,9 %.
Les femmes francophones se retrouvent en concentration plus élevée que la population féminine en général dans les domaines de l'éducation (18,1 % comparativement à 14,5 %), des lettres et des sciences humaines (8,8 % comparativement à 7,7 %). Les femmes francophones sont cependant sous-représentées dans les domaines des sciences sociales (10,9 % comparativement à 12 %), des sciences et techniques agricoles et biologiques (3 % comparativement à 4,1 %) et des professions de la santé (17,2 % comparativement à 18,8 %).
Les proportions de femmes et de femmes francophones dans les domaines de la santé, de l'éducation, du commerce, de la gestion et de l'administration des affaires sont beaucoup plus élevées que les proportions que l'on retrouve dans la population masculine. Les hommes sont en contrepartie en plus grandes proportions dans les domaines des mathématiques, des sciences physiques, du génie et des sciences appliquées.
Le taux de participation des femmes francophones au marché du travail est inférieur à celui de la population féminine en général (57,8 % comparativement à 60 %). Les femmes francophones affichent également un taux de participation inférieur à celui de leurs homologues masculins (57,8 % comparativement à 70,5 %). Cette situation ne diffère pas de celle des femmes dans la population générale (60 % comparativement à 73 %).
La différence de taux de participation entre les femmes francophones et les femmes en général est particulièrement marquée dans le Sud-Ouest (49,7 % comparativement à 59,6 %). Le Centre est la seule région où le taux de participation des femmes francophones au marché du travail est plus élevé que celui de la population féminine totale (62,1 % comparativement à 60,5 %).
Le taux de chômage des femmes francophones est légèrement inférieur à celui des femmes en général (9,2 % comparativement à 9,6 % ). Il est également légèrement plus faible que celui des hommes francophones (9,2 % comparativement à 9,6 %). Le taux de chômage des femmes francophones est inférieur à celui des femmes en général dans toutes les régions sauf dans le Sud-Ouest où il s'élève à 9,7 % comparativement à 8,9 % dans la population féminine de la région. Il existe des variations régionales importantes des taux de chômage. Le Centre est la région où le taux de chômage des femmes francophones est le plus faible (8,1 %) et le Nord-Est le plus élevé (11,3 %).
La majorité des femmes francophones travaillent dans les domaines de la vente, du travail de bureau et du travail spécialisé en administration (59,8 %). Plus d'une femme francophone sur dix se concentre dans le travail professionnel des sciences sociales, de l'enseignement, de l'administration publique et de la religion (10,8 %).
Dans l'ensemble, les femmes francophones se concentrent dans les mêmes catégories de travail que la population féminine totale. On observe cependant des différences notables dans le travail professionnel des sciences sociales, de l'enseignement, des services gouvernementaux et de la religion (10,8 % comparativement à 7,7 %) et le travail spécialisé en administration et le travail de bureau (12,2 % comparativement à 10,8 %).
De 1991 à 1996, la proportion de femmes et de femmes francophones dans le travail spécialisé en administration et le travail de bureau a diminué de 13 % à 10,8 % et de 14,7 % à 12,2 % respectivement. Par contre, la proportion oeuvrant dans le domaine de la vente et des services a augmenté de 28 % à 29,8 % parmi les femmes francophones et de 28,8 % à 31 % dans la population féminine totale.
La proportion de femmes francophones dans les services gouvernementaux a diminué substantiellement de 1991 à 1996 (de 15,5 % à 12,2 %). La proportion a également diminué dans la population féminine en général (de 7,3 % à 5,4 %). Cependant, la proportion de femmes francophones travaillant dans l'industrie des services de soins de santé et services sociaux a augmenté au cours de cette période (de 14,3 % à 16,8 %). La proportion a aussi augmenté dans la population féminine totale (de 15 % à 16,8 %).
Dans l'ensemble, les femmes francophones se concentrent dans les mêmes secteurs industriels que la population féminine totale. On observe cependant certaines différences notables. Les femmes francophones sont sur-représentées dans les services gouvernementaux (12,2 % comparativement à 5,4 %) et les services d'enseignement (13,5 % comparativement à 9,5 %). Elles sont par contre sous-représentées dans les industries manufacturières (6,7 % comparativement à 10,9 %), le commerce du détail (12 % comparativement à 13,7 %) et les services aux entreprises (5,8 % comparativement à 7,4 %).
On retrouve une plus grande proportion de femmes francophones dans les services gouvernementaux dans l'Est que dans les autres régions (20,4 %). Le Sud-Ouest est la région où l'on retrouve la plus grande proportion de femmes francophones dans le secteur agricole (4,6 %) et manufacturier (12,9 %). Le Nord-Est regroupe la plus grande proportion de femmes francophones dans les services de santé et services sociaux (20,6 %) et le commerce au détail (17,3 %). C'est dans le Nord-Ouest que l'on retrouve la plus grande proportion de femmes francophones dans les industries de l'hébergement et de la restauration (15,5 %). La région du Centre, pour sa part, a une distribution mieux répartie des femmes francophones dans les différents secteurs industriels que les autres régions.
Par rapport à leurs homologues masculins, les femmes francophones et les femmes en général sont sous-représentées dans les catégories de revenus inférieurs à 30 000 $ et sur-représentées dans les catégories de revenus de 30 000 $ et plus.
Par contre, une plus faible proportion de femmes francophones que de femmes dans la population générale gagnent moins de 30 000 $ par année (65,6 % comparativement à 70,4 %) et une plus forte proportion gagnent entre 30 000 $ et 70 000 $ par année (32,6 % comparativement à 27,7 %). La proportion de femmes francophones gagnant plus de 70 000 $ par année est similaire à la proportion dans la population féminine en général (1,8 % comparativement à 1,9 %). Revenu moyen
Le revenu d'emploi moyen des femmes francophones est supérieur à celui des femmes dans la population générale (23 710 $ comparativement à 22 180 $), et ce dans toutes les régions, l'écart le plus important se trouvant dans le Centre (26 681 $ versus 23 013 $). Le Centre est la région où le revenu moyen d'emploi des femmes francophones est le plus élevé, et le Nord-Est là où il est le plus faible.
L'écart salarial homme-femme est plus petit chez les Francophones que dans la population générale. Le revenu moyen d'emploi des femmes francophones représente 68 % du revenu moyen de leurs homologues masculins (23 710 $ versus 35 002 $). Dans la population générale, le revenu moyen des femmes représente 64 % du revenu moyen d'emploi des hommes (22 188 $ versus 34 726 $).
Comme c'est le cas pour le revenu d'emploi, le revenu moyen total par personne des femmes francophones est supérieur à celui des femmes en général (21 509 $ comparativement à 21 048 $). Cependant le revenu moyen des femmes francophones représente près du deux tiers du revenu moyen de leurs homologues masculins (21 509 $ versus 32 915 $). On observe une relation similaire entre les sexes dans la population générale. Le revenu moyen total des femmes en Ontario représente 63 % du revenu moyen des hommes (21 048 $ versus 33 599 $).
C'est dans le Centre que le revenu total moyen des femmes francophones est le plus élevé (24 067 $) et dans le Nord-Est qu'il est le plus faible (17 823 $). Le revenu total moyen des femmes francophones est plus élevé que celui de la population féminine totale dans le Centre, l'Est
et le Nord-Ouest de la province, l'écart le plus prononcé étant dans le Centre (24 067 $ comparativement à 21 603 $). Dans les autres régions, il est similaire au revenu total moyen des femmes en général.
Contrairement au revenu d'emploi et au revenu total par personne, le revenu familial moyen des femmes francophones est inférieur à celui des femmes dans la population générale (61 569 $ comparativement à 62 553 $). Cependant, cette observation est vraie que dans le Sud-Ouest de l'Ontario. Le revenu familial moyen des femmes francophones est plus élevé que celui des femmes en général dans le Centre et le Nord-Ouest de l'Ontario, l'écart le plus important se trouvant dans le Centre. Dans les autres régions, le revenu familial des femmes francophones est relativement proche de celui de la population féminine de l'Ontario.
Au niveau régional, c'est dans le Centre que le revenu familial moyen des femmes francophones est le plus élevé (68 344 $) et dans le Nord-Est où il est le plus faible (55 303 $).
La proportion de femmes francophones vivant sous le seuil de faible revenu est légèrement inférieur à celui des femmes dans la population générale (18,3 % comparativement à 19,1 %). Elle est également plus faible dans le Centre et le Nord-Ouest mais plus élevée dans le Sud-Ouest que dans la population féminine de l'Ontario. Dans les autres régions, la proportion est similaire à celle des femmes dans la population générale. C'est dans le Nord-Est que la proportion de femmes francophones sous le seuil de faible revenu est la plus élevée et dans le Nord-Ouest où elle est la plus faible.
La proportion des femmes francophones vivant sous le seuil de faible revenu est inférieur à celui des femmes dans la population générale dans la majorité des groupes d'âges sauf pour celles ayant de 20 à 24 ans et celles ayant 45 ans et plus.
Dans la population francophone, la proportion de femmes étant sous le seuil de faible revenu est substantiellement supérieure à celle des hommes (18,3 % comparativement à 15,2 %), et ce dans toutes les régions. On observe le même phénomène dans la population générale.
Comme l'indique le Tableau 17, la proportion de femmes étant sous le seuil de faible revenu varie selon l'âge. Les femmes francophones les plus vulnérables sont celles âgées de 20 à 24 ans et celles de 75 ans et plus. En effet, 30,7 % des femmes francophones âgées de 20 à 24 ans et 33,5 % de celles âgées de 75 ans et plus vivent sous le seuil de faible revenu. Ce sont les groupes d'âges où l'écart entre les hommes et les femmes francophones est le plus prononcé. Chez les hommes francophones, 22,7 % de ceux âgés de 20 à 24 ans et 11,5 % des hommes de 75 ans et plus vivent sous le seuil de faible revenu.
Les définitions sont tirées du Dictionnaire du recensement de 1996 et du Guide de consultation du recensement de Statistique Canada.
Divisions industrielles
L'industrie (selon la classification de 1980) désigne la nature générale de l'activité de l'établissement où travaille la personne, déterminée par le nom de l'employeur et par le genre d'entreprise, d'industrie ou de service (variable du Profil 2B).
Domaine d'étude principal
Le domaine d'étude principal désigne la principale discipline ou principal domaine dans lequel la personne a fait ses études ou a reçu sa formation et a obtenu son diplôme ou certificat d'études postsecondaires (variable du Profil 2B).
État matrimonial
L'état matrimonial désigne la situation conjugale d'une personne, reconnue par la loi (variable du Profil 2A compilée pour la population entière). Pour le recensement de 1996, les personnes vivant en union libre sont incluses dans la catégorie ´ Marié ª.
Famille de recensement
Une famille de recensement signifie un couple qui est actuellement marié (avec ou sans fils ou fille jamais mariés pour l'un ou l'autre ou pour les deux conjoints), un couple vivant en union libre (avec ou sans fils ou fille jamais mariés pour l'un ou l'autre ou pour les deux partenaires), un parent seul (peu importe son état matrimonial) demeurant avec au moins un fils ou une fille jamais marié.
Familles « Mari et Femme »
« Mari et femme » désignent les personnes de différent sexe qui sont mariées au sens de la loi et vivent sous le même toit (variable du Profil 2B sur la situation familiale).
Famille monoparentale
Famille dirigée par une mère ou un père qui n'a pas de conjoint (par mariage ou union libre) et qui loge au moins un fils ou une fille jamais mariés (variable du Profil 2B sur la situation familiale).
Langue parlée à la maison
La langue parlée à la maison réfère à la langue le plus souvent parlée à la maison au moment du recensement (variable du Profil 2B).
Langue maternelle
La langue maternelle désigne la première langue apprise à la maison dans l'enfance et encore comprise par le recensé au moment du recensement (variable du Profil 2A). Dans le formulaire long (Profil 2B), la question sur la langue maternelle figurait après les trois autres questions sur la langue.
Main-d'œuvre expérimentée
La main-d'œuvre expérimentée désigne les personnes âgées de 15 ans et plus, qui étaient occupées ou en chômage pendant la semaine (du dimanche au samedi) ayant précédé le jour du recensement, et avaient travaillé pour la dernière fois contre rémunération ou à leur compte en 1995 ou en 1996 (variable du Profil 2B). La main-d'œuvre expérimentée est un sous-groupe utilisé fréquemment pour compiler les données sur le travail et l'industrie.
Ménage non familial
Un ménage non familial est constitué soit d'une personne vivant seule dans un logement privé, soit d'un groupe de deux personnes ou plus qui partagent un logement privé, mais qui ne forment pas une famille de recensement. Un ménage non familial comprend les ménages où les personnes sont apparentées ou non apparentées mais qui ne constituent pas une famille de recensement – cela exclut donc les ménages où il y a au moins une personne vivant avec son/sa conjoint(e) ou partenaire et les ménages où au moins une des personnes vit avec son ou ses enfant(s) jamais marié(s).
Niveaux de scolarité
Le niveau le plus élevé de scolarité correspond à la dernière année scolaire réussie à l'école primaire ou secondaire, ou à toute formation universitaire ou non universitaire réussie. L'obtention d'un diplôme ou d'un certificat est considérée comme étant supérieure au nombre d'années de scolarité achevées sans l'obtention d'un diplôme. Il s'agit d'une variable du Profil 2B qui est compilée pour les personnes de 15 ans et plus.
Population active
La population active comprend les personnes âgées de 15 ans et plus qui étaient occupées ou en chômage pendant la semaine (du dimanche au samedi) ayant précédé le jour du recensement. Les personnes occupées comprennent les personnes qui avaient fait un travail quelconque contre rémunération ou à leur compte. Les chômeurs comprennent les personnes qui avaient activement cherché un emploi au cours des quatre semaines précédentes, les personnes qui avaient été mises à pied mais prévoyaient reprendre leur emploi et les personnes ayant pris des arrangements définis en vue de se présenter à un nouvel emploi dans les quatre semaines suivantes.
Population francophone
Les Francophones sont identifiés selon leur réponse à la question : Quelle est la langue apprise en premier lieu à la maison dans l'enfance et encore comprise? Dans ce document, les francophones comprennent les personnes ayant indiqué le français comme seule langue maternelle ou l'une des langues maternelles (réponses uniques ou multiples). Les données sur la population francophone peuvent différer si l'on tient compte des réponses au formulaire abrégé (Profil 2A) ou au long formulaire (Profil 2B). Concernant la population francophone totale, l'Office des affaires francophones se base sur les données obtenues à partir du formulaire abrégé administré à 100 % de la population ontarienne. Les données socio-économiques sur la population francophone sont tirées du Profil 2B. Les données statistiques du Recensement de 1996 qui ont été publiées dans les médias sont habituellement basées sur les données obtenues à partir du long formulaire (Profil 2B).
Professions
La profession correspond au genre de travail que faisait le recensé pendant la semaine ayant précédé le recensement. Le genre de travail exécuté est défini d'après le type d'emploi occupé par le recensé et la description des tâches les plus importantes qui s'y rattachent. Les données sur la profession sont produites selon la Classification des professions de 1991 et comprennent 10 grandes catégories professionnelles.
Revenu familial
Le revenu total d'une famille de recensement est calculé par la somme de tous les revenus totaux de tous les membres de la famille âgés de 15 ans et plus obtenus durant l'année civile ayant précédé le recensement. Le revenu inclut les salaires et les traitements, le travail autonome provenant d'une entreprise agricole et non agricole, les transferts gouvernementaux, le revenu de placement, les pensions de retraite et rentes et autre revenu en espèces (variable du Profil 2B).
Revenu d'emploi
Le revenu d'emploi est le revenu total reçu en 1995 par toute personne de 15 ans et plus comme salaire et traitements, revenu net dans une entreprise non agricole non constituée en société et/ou dans l'exercice d'une profession (honoraires professionnels) ou revenu net provenant d'un travail autonome agricole (variable du Profil 2B).
Revenu moyen
Le revenu moyen correspond à la somme des revenus d'un groupe en particulier divisé par le nombre de personnes qui ont déclaré un revenu en 1995 dans ce groupe.
Revenu total par personne
Le revenu total par personne est calculé par la somme des sources suivantes de revenus par toute personne de 15 ans et plus pendant l'année financière de 1995 : salaires et traitements, revenu net provenant d'une entreprise agricole et non agricole, transferts gouvernementaux (pension de sécurité de la vieillesse, supplément de revenu garanti, prestations du Régime de rentes du Québec ou du Régime de pensions du Canada, prestations d'assurance-chômage, prestations fiscales fédérales pour enfants, autre revenu provenant de sources publiques), revenu de placement (dividendes, intérêts et autre revenu de placements), pensions de retraite et rentes et autre revenu en espèces (variable du Profil 2B).
Seuil de faible revenu
Population dans les ménages privés dont le revenu est inférieur ou égal au seuil de faible revenu. Le seuil de faible revenu est déterminé en fonction de la taille du ménage et du secteur de résidence.
Taux de chômage
Le taux de chômage est le pourcentage de la population active en chômage par rapport à la population active totale. Autrement dit, le taux de chômage se rapporte à la main-d'oeuvre sans emploi et est exprimé en pourcentage de la main-d'oeuvre totale pour la semaine de référence du recensement (variable du profil 2B).
Taux de participation
Le taux de participation au marché du travail est le pourcentage de la population active totale, c'est à dire population occupée ou étant à la recherche d'un emploi, par rapport à la population âgée de 15 ans et plus (variable du profil 2B).
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700, rue Bay, 2e étage
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Octobre 1999