La communauté francophone de l'Ontario

Profil statistique – Les francophones en Ontario

Table des matières

INTRODUCTION

L'Office des affaires francophones a publié en 1996 une série de profils statistiques de la population francophone de l'Ontario. Ces publications reposaient sur les résultats du Recensement de 1991 de Statistique Canada.

L'Office des affaires francophones a décidé de publier une mise à jour des données extraites du Recensement de 1996 de Statistique Canada. Le présent ouvrage offre un portrait statistique général de la population francophone de l'Ontario. Trois autres ouvrages mis à jour, sur les Femmes francophones, les Jeunes francophones et les Personnes âgées francophones, seront publiés sous peu, étudiant plus en profondeur les données se rapportant à des segments précis de la population francophone ontarienne.

En général, l'évolution des données statistiques sur la population francophone de l'Ontario entre 1991 et 1996 ne présente aucune surprise majeure et s'inscrit dans les projections démographiques déjà établies.

En voici quelques faits saillants :

Une nouvelle section d'analyse régionale est ajoutée au présent ouvrage, afin de donner un portrait plus enrichissant des différences entre les populations francophones selon les régions qu'elles habitent.

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MÉTHODOLOGIE

Ce profil sur les francophones en Ontario se fonde sur les résultats du recensement de 1996 de Statistique Canada. On réfère aussi dans certains cas aux données du recensement de 1991.

L'Office des affaires francophones définit les francophones de l'Ontario selon leur réponse à la question sur la langue maternelle : Quelle est la langue apprise en premier lieu à la maison dans l'enfance et encore comprise? Dans ce profil, les francophones comprennent les personnes ayant indiqué le français comme seule langue maternelle ou l'une des langues maternelles (réponses uniques ou multiples).

L'étude porte sur un nombre de variables, notamment les caractéristiques démographiques, le taux d'assimilation, l'éducation, la participation au marché du travail et le revenu. Sauf pour ce qui est de certaines données démographiques annotées, la plupart des statistiques se rapportent au groupe de 15 ans et plus.

Deux formulaires ont été utilisés pour le recensement de 1996. Le formulaire abrégé (Formulaire ou Profil 2A) a été distribué à la population en entier (100 %) et comprend une question sur la langue maternelle. Le formulaire long (Formulaire ou Profil 2B) a été distribué à un échantillon de 20 % de la population et renferme des questions plus détaillées, dont les questions sur l'éducation, le revenu, la participation sur le marché du travail, etc. Sauf indications contraires, les données du présent profil sont tirées du formulaire long (Formulaire ou Profil 2B).

Des comparaisons sont faites avec la population de l'Ontario en général pour mettre en relief la situation relative des francophones. Les différences relevées dans ce document ne sont pas testées statistiquement et sont considérées comme étant des indications de tendances possibles.

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DÉMOGRAPHIE

REPRÉSENTATION ET DISTRIBUTION RÉGIONALE

Les recensements montrent qu'entre 1991 et 1996, la population francophone de l'Ontario a diminué de 4 960. À l'exception de la région de l'Est qui a connu une croissance de 2 450, le nombre de francophones a diminué partout en Ontario. Durant cette période, la proportion de francophones dans l'Est a légèrement augmenté de 40 % à 40,8 % alors que les proportions dans le Sud-Ouest et le Nord-Est ont diminué quelque peu (Sud-Ouest de 6,9 % à 6,6 % ; Nord-Est de 27,8 % à 27,5 %)

Les francophones établis en Ontario sont au nombre de 542 340, soit 5 % de la population totale de la province. Leur proportion est plus élevée dans le Nord-Est (25,6 %) et dans l'Est (15 %).

Bien que les francophones ne comptent que pour 1,8 % de la population totale du Centre de l'Ontario, leur nombre (126 650) représente 23,4 % de la population francophone totale de la province. La proportion des francophones est plus élevée dans l'Est (40,8 %) et dans le Nord-Est (27,5 %), et plus faible dans le Nord-Ouest (1,8 %) et le Sud-Ouest (6,6 %). Par contre, les deux tiers de la population générale de l'Ontario sont concentrés dans le Centre (65,2 %).

GROUPES D'ÂGE

De 1991 à 1996, la proportion de francophones âgés de 65 ans et plus a augmenté de 12 % à 13,6 % alors que dans la population en général, la proportion est passée de 11,7 % à 12,4 %.

La population francophone est plus âgée que la population en général. Les francophones sont légèrement sous-représentés dans les groupes d'âge de 0 à 34 ans et sur-représentés dans le reste des groupes d'âge, soit de 35 à 65 ans et plus. C'est dans le Sud-Ouest que la proportion de francophones âgés de 65 ans et plus est la plus élevée (21,8 % versus 13,8 % dans la population générale). Dans cette même région, la proportion de francophones âgés de 45 à 64 ans est également relativement élevée par rapport à la population en général (30,6 % versus 21,2 %) et par rapport aux autres régions de la province.

RÉGIONS DÉSIGNÉES

La plupart des francophones (81,7 %) vivent dans les 23 régions désignées dans le cadre de la Loi sur les services en français de l'Ontario. Seulement 50,4 % de la population totale de l'Ontario réside dans ces régions désignées.

CONCENTRATION EN ZONES RURALES

Une plus forte proportion de francophones vit en zone rurale (21,9 %) comparativement à l'ensemble de la population ontarienne (16,7 %). Cependant, une comparaison entre les différentes régions démontre un taux moins élevé de francophones vivant en zone rurale pour chacune des régions. Les différences observées à l'échelle provinciale ne révèlent pas nécessairement une plus grande propension des francophones à résider en milieu rural. Elles reflètent le fait qu'une importante proportion de francophones réside dans l'Est et le Nord-Est, deux régions qui sont plus rurales que le Centre de l'Ontario, qui regroupe près des deux tiers de la population ontarienne totale. Ceci dit, la proportion de francophones vivant en zone rurale a diminué de 22,3 % à 21,9 % entre 1991 et 1996. Elle a diminué également dans la population générale où elle est passée de 18,2 % à 16,7 %.

MOBILITÉ

Les francophones qui se sont établis en Ontario entre les recensements de 1991 et 1996 sont au nombre de 27 765; 22 330 d'entre eux provenaient d'autres provinces canadiennes et 5 435 arrivaient de l'extérieur du Canada. Durant cette période, trois francophones sur cinq sont venus du Québec et un sur cinq d'un autre pays.

Plus du tiers des francophones de 15 ans et plus en provenance du Québec se sont installés dans la région d'Ottawa-Carleton et près de 15 % dans la région de Toronto. Pour ce qui est des francophones provenant de l'extérieur du pays, près de la moitié (49,8 %) se sont installés dans le Centre, et 42,3 % dans l'Est de la province. Ottawa-Carleton et Toronto sont donc les principales communautés d'accueil de ces nouveaux arrivants.

Le nombre de francophones s'étant établis en Ontario entre 1991 et 1996 est plus faible que le nombre de ceux qui se sont établis entre 1986 et 1991 (27 765 versus 40 665). Le nombre de francophones en provenance des autres provinces a diminué substantiellement au cours de cette période (22 330 versus 34 005).

MINORITÉS RACIALES

Le nombre de francophones appartenant à une minorité raciale a augmenté de 1991 à 1996 de 22 700 à 28 825. Sauf dans le Nord-Est, la proportion de minorités raciales francophones a augmenté dans toutes les régions au cours de cette période.

En Ontario, environ 28 825 personnes recensées en 1996, ayant le français comme première langue officielle parlée (voir la définition dans les renseignements techniques), ont déclaré appartenir à une minorité raciale. À l'instar des minorités raciales en général, le groupe francophone est fortement concentré dans la ville de Toronto et la municipalité régionale d'Ottawa-Carleton. Les francophones issus des minorités raciales représentent 22,5 % de la population francophone de Toronto et 8,9 % de la population francophone d'Ottawa-Carleton. Comparativement, le poids des minorités raciales en général est de 37,3 % à Toronto et 15 % à Ottawa-Carleton.

LIEU DE NAISSANCE

Deux francophones sur trois sont originaires de l'Ontario. C'est dans le Nord-Est que la proportion de francophones d'origine ontarienne est la plus élevée et dans le Centre qu'elle est la plus faible. Près du tiers des francophones de la région centrale et du Nord-Ouest sont originaires du Québec.

Seulement 5,5 % des francophones sont nés à l'extérieur du pays comparativement à 26,6 % pour la population ontarienne en général. C'est dans la région centrale que la proportion de francophones provenant de l'extérieur du Canada est la plus élevée et le Nord-Est la plus faible. Un peu plus de trois francophones sur quatre appartenant à une minorité raciale sont nés à l'extérieur du pays (voir la définition dans les renseignements techniques).

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CONSERVATION DE LA LANGUE

On mesure le niveau de conservation de la langue maternelle à partir de la langue parlée à la maison des personnes ayant le français comme langue maternelle. À l'échelle provinciale, trois francophones sur cinq utilisent le français à la maison (58,9 %). Les francophones démontrent un taux de conservation plus élevé dans l'Est (71,1 %) et dans le Nord-Est (69,2 %) de la province, régions à plus forte concentration de francophones. Les niveaux de conservation sont nettement plus faibles dans le Sud-Ouest (29,6 %) et dans le Centre (34,3 %) de la province. La proportion de francophones parlant français à la maison a diminué dans toutes les régions entre 1991 et 1996, l'écart le plus important étant dans le Nord-Est ontarien.

Les mères francophones jouent un rôle clé dans la conservation de la langue française. Quand la langue maternelle des deux parents est le français, la majorité des enfants conservent la même langue maternelle. Quand seule la mère possède le français comme langue maternelle, près d'un enfant sur trois conserve cette même langue à titre de langue maternelle. Quand seul le père possède le français comme langue maternelle, moins de 15 pour cent des enfants conservent cette même langue à titre de langue maternelle.

Des familles « mari et femme » où au moins un des deux partenaires est francophone, 39,4 % sont composées de deux conjoints francophones. La proportion s'élevait à 45,7 % en 1991. Donc, il y a augmentation des mariages exogames, ce qui serait un des éléments sous-tendant la baisse de conservation du français.

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ÉDUCATION

Niveaux de scolarité

En Ontario, le niveau de scolarité des francophones tend à être inférieur à celui de la population en général.

Niveau inférieur à la 9e année

La proportion des francophones qui ont un niveau de scolarité inférieur à la 9e année est de 15,2 % comparativement à 10 % dans la population en général. Cette tendance s'observe dans toutes les régions. La plus forte proportion ayant moins d'une 9e année est observée dans le Nord-Ouest (21,8 %) et la plus faible dans l'Est (12,5 %). Un niveau de scolarité inférieur à la 9e année est un des facteurs d'analyse de l'analphabétisme dans une population donnée.

Diplôme d'études secondaires

La proportion de francophones qui possèdent au moins le diplôme d'études secondaires est inférieure à celle de la population en général (62,3 % comparativement à 66,9 %). Cet écart est plus prononcé dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest (51,6 % comparativement à 60,4 % et 56,3 % comparativement à 64,4 % respectivement).

Études postsecondaires

Parmi les personnes qui détiennent un diplôme d'études secondaires, une proportion inférieure de francophones comparativement à la population en général a suivi des études postsecondaires (76,2 % comparativement à 78,2 %), l'écart le plus important se trouvant dans l'Est ontarien (74,3 % versus 78,8 %). La région centrale est la seule région où on observe la relation inverse; les francophones y sont plus enclins à entreprendre des études postsecondaires que dans la population en général (81,6 % versus 78,8 %).

Parmi ceux qui ont suivi des études postsecondaires, les francophones présentent un taux de formation universitaire inférieur à celui de la population en général (42,2 % comparativement à 46,5 %). Cette tendance est particulièrement prononcée dans le Nord-Ouest et le Nord-Est de la province où seulement 27 % des francophones ayant poursuivi des études postsecondaires sont allés à l'université et ce, comparativement à 37,4 % et 33,8 % dans la population en général.

De 1991 à 1996, la proportion de francophones détenant un diplôme universitaire de baccalauréat a augmenté dans toutes les régions, l'augmentation la plus importante étant dans le Centre (de 13,4 % à 16,5 %).

La proportion de détenteurs d'un diplôme universitaire de baccalauréat ou d'études supérieures est plus faible chez les francophones que dans la population en général. Les francophones possédant un baccalauréat ou un diplôme d'études supérieures sont sous-représentés dans toutes les régions sauf le Centre où 16,5 % des francophones sont titulaires d'un diplôme universitaire comparativement à 15,9 % dans la population générale.

Parmi les personnes qui ont fréquenté l'université, le taux d'obtention du baccalauréat est à peu près équivalent chez les francophones et la population en général (60,9 % et 61,4 % respectivement) et ce, dans toutes les régions sauf le Nord-Ouest où 50,8 % des francophones ayant fréquenté l'université ont obtenu un diplôme de baccalauréat comparé à 54 % dans la population en général. Études supérieures

Parmi les francophones ayant un baccalauréat, la proportion ayant suivi des études supérieures a diminué entre 1991 et 1996 dans toutes les régions sauf dans le Nord-Ouest où la proportion a augmenté de 29,3 % à 33 %. Dans la population générale, la proportion a diminué dans toutes les régions durant cette période.

Parmi les personnes qui détiennent un baccalauréat, les francophones sont plus enclins à poursuivre leurs études, en vue d'un diplôme ou certificat d'études supérieures, que leurs contreparties dans la population en général (35,5 % comparativement à 32,7 %), l'écart entre les francophones et la population en général étant le plus élevé dans le Sud-Ouest (39,1 % versus 33,5 %).

DOMAINE D'ÉTUDES

De 1991 à 1996, parmi les francophones ayant un certificat/diplôme d'études postsecondaires, la proportion ayant les sciences sociales comme principal domaine d'études a augmenté de 8,9 % à 10 %. On observe une tendance similaire dans la population en général (10,2 % et 11,2 %).

Parmi les francophones ayant un certificat ou diplôme d'études postsecondaires, plus de deux sur cinq ont le commerce, la gestion et l'administration des affaires ou les techniques et métiers du génie et des sciences appliquées comme principaux champs d'études. On retrouve des proportions similaires dans la population en général. Cependant, les francophones se distinguent nettement de la population en général dans le domaine de l'éducation où 12,4 % des francophones ayant un diplôme ou certificat d'études postsecondaires sont formés et ce, comparativement à 9,6 % dans la population générale. Les francophones sont en revanche sous-représentés, par rapport à la population générale, dans les domaines des sciences sociales (10 % comparativement à 11,2 %), les domaines du génie et des sciences appliquées (2,7 % comparativement à 4,7 %) ainsi que dans le domaine des mathématiques et des sciences physiques (3,1 % comparativement à 3,8 %).

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MARCHÉ DU TRAVAIL

PARTICIPATION

Le taux de participation au marché du travail est le pourcentage de la population active totale, c'est-à-dire la population occupée ou étant à la recherche d'un emploi, par rapport à la population âgée de 15 ans et plus. Le taux de participation des francophones au marché du travail est inférieur à celui de la population en général (57,8 % contre 60 % pour les femmes, et 70,5 % contre 73 % pour les hommes). Le taux de participation des francophones est nettement inférieur à celui de la population en général dans le Sud-Ouest (58,5 % comparativement à 66,4 %), alors qu'il est un peu plus élevé dans le Centre (67,6 % comparativement à 66,7 %).

Le taux de participation des francophones a diminué de 1991 à 1996 et ce pour les deux sexes. On observe également une diminution dans la population générale.

TAUX DE CHÔMAGE

Le taux de chômage est le pourcentage de la population active en chômage par rapport à la population active totale. Le taux de chômage chez les hommes francophones est légèrement supérieur à celui des femmes francophones. Au niveau provincial, les hommes francophones affichent un taux de chômage supérieur à celui des hommes en général (9,6 % comparativement à 8,7 %). Par contre, le taux de chômage des femmes francophones est légèrement plus faible que celui des femmes en général (9,2 % comparativement à 9,6 %).

Sur le plan régional, les francophones affichent un taux de chômage plus élevé dans le Nord de la province (Nord-Est 12,1 %; Nord-Ouest 10,8 %) que dans les autres régions de la province (Centre 8,1 %; Est 8,6 %; Sud-Ouest 8,9 %).

De 1991 à 1996, les femmes et les hommes francophones ont vu leur taux de chômage augmenter de 8 % à 9,2 % et de 9,1 % à 9,6 % respectivement. L'augmentation a été également importante chez les femmes dans la population en général au cours de la même période.

PROFESSIONS

Dans l'ensemble, les francophones se concentrent dans les mêmes catégories de travail que la population en général, mais certaines différences ressortent.

Les hommes francophones sont sous-représentés dans la catégorie de travail personnel relié à la transformation, à la fabrication et au montage (6,2 % comparativement à 7,9 %). Ils sont sur-représentés dans la catégorie personnel spécialisé du secteur primaire (3,8 % comparativement à 2,2 %) et dans les occupations reliées au transport, opération, installation et entretien de machinerie (23,8 % comparativement à 21,4 %). Les femmes francophones sont sur-représentées dans la catégorie personnel spécialisé en administration et en travail de bureau (12,2 % comparativement à 10,8 %) et personnel professionnel des sciences sociales, de l'enseignement, de l'administration publique et de la religion (10,8 % comparativement à 7,7 %). Tout comme les hommes francophones, les femmes francophones sont sous-représentées dans les occupations reliées à la transformation, fabrication et au montage (2 % comparativement à 4,1 %).

On trouve une plus forte proportion de francophones dans le personnel de bureau dans l'Est (13,6 % comparativement à 11,1 %). Dans le Sud-Ouest et le Centre, les francophones sont sur-représentés dans l'enseignement et les sciences sociales (Centre 8,6 % versus 6 %; Sud-Ouest 7,8 % versus 5,4 %). Dans le Nord-Ouest, on trouve une plus forte proportion de francophones dans les industries spécialisées du secteur primaire (6,1 % comparativement à 2,4 %) et personnel intermédiaire en transport, en machinerie, installation et réparation (10,8 % comparativement à 6,9 %).

De 1991 à 1996, la proportion de femmes et de femmes francophones dans le travail spécialisé en administration et travail de bureau a diminué de 13 % à 10,8 % et de 14,7 % à 12,2 % respectivement. Chez les hommes, la proportion dans les métiers et travail spécialisé de la conduite du matériel de transport et de la machinerie a diminué de 16,6 % à 14,5 % chez les francophones et de 15,1 % à 13,3 % dans la population en général.

DIVISIONS INDUSTRIELLES

La proportion de francophones dans les services gouvernementaux a diminué substantiellement de 1991 à 1996 (de 14,3 % à 11,5 %). La proportion a également diminué dans la population générale (7,6 % à 5,6 %).

Telle qu'illustrée dans le Tableau 16, la proportion de francophones est inférieure dans les secteurs de la fabrication (12,8 % comparativement à 17,1 %), et des services aux entreprises (5,8 % comparativement à 7,6 %). Par contre, les francophones se retrouvent en plus forte concentration dans les services gouvernementaux (11,5 % comparativement à 5,6 %) et les services éducatifs (9,4 % comparativement à 6,8 %). Ils sont également sur-représentés dans les industries des mines, carrières et forage de puits de pétrole (2 % comparativement à 0,5 %).

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REVENU

REVENU D'EMPLOI

Niveaux de revenu

Les francophones tendent à être légèrement sous-représentés dans les catégories de revenus inférieurs à 30 000 $ et à être sur-représentés dans les catégories de revenus de 40 000 $ à 70 000 $. Mais les francophones sont sous-représentés dans la tranche des revenus supérieurs à 70 000 $ (5 % comparativement à 5,4 %). Revenu moyen

Le revenu d'emploi moyen des francophones est plus élevé que celui de la population en général (29 527 $ comparativement à 28 838 $), l'écart le plus important se trouvant dans le Sud-Ouest où le revenu moyen d'emploi des francophones est de 30 586 $ contre 26 457 $ pour la population en général.

L'écart salarial homme-femme est plus petit chez les francophones que la population générale. En effet, le revenu moyen d'emploi des femmes francophones représente 68 % du revenu moyen de leurs homologues masculins (23 710 $ versus 35 002 $). Le revenu moyen d'emploi des femmes en Ontario représente 64 % du revenu moyen d'emploi des hommes (22 188 $ versus 34 726 $).

Le revenu d'emploi moyen des francophones est légèrement supérieur à celui de la population en général dans les groupes d'âge de 15 à 34 ans. On observe la relation inverse dans les groupes d'âge de 35 ans et plus.

REVENU TOTAL

Le revenu moyen total par personne est plus faible chez les francophones que dans la population en général (27 044 $ versus 27 309 $). Chez les hommes, le revenu total moyen des hommes francophones est plus faible que celui des Ontariens en général (32 915 $ et 33 599 $). Quant aux femmes francophones, leur revenu moyen est supérieur à celui des femmes de toute la province (21 509 $ comparativement à 21 048 $). Cependant, le revenu moyen des femmes francophones représente 65 % du revenu moyen de leurs homologues masculins (21 509 $ versus 32 915 $). On observe une relation similaire entre les sexes dans la population en général. Le revenu moyen total des femmes en Ontario représente 63 % du revenu moyen des hommes (21 048 $ versus 33 599 $).

C'est dans le Centre que le revenu total moyen des francophones est le plus élevé et dans le Nord-Est qu'il est le plus faible. Le revenu total moyen des francophones est plus élevé que celui de la population en général dans le Centre, Sud-Ouest et Nord-Ouest de la province, l'écart le plus prononcé étant dans le Nord-Ouest (28 842 $ comparativement à 25 990 $). Dans les autres régions, il est relativement proche du revenu total moyen de la population en général.

REVENU FAMILIAL

Le revenu familial moyen des francophones est inférieur à celui de la population générale (61 887 $ versus 64 227 $). Cette observation est valable pour les deux sexes. Le revenu familial moyen des hommes (62 236 $) et des femmes francophones (61 569 $) est inférieur à celui de leurs homologues masculins (65 962 $) et féminins (62 553 $) dans la population en général.

C'est dans le Centre que le revenu familial moyen des francophones est le plus élevé et dans le Nord-Est qu'il est le plus faible. Le revenu familial moyen des francophones est inférieur à celui de la population en général dans toutes les régions sauf le Centre et le Nord-Ouest.

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PARTICULARITÉS RÉGIONALES

CENTRE

La majorité (54 %) des francophones appartenant à une minorité raciale est concentrée dans le Centre de l'Ontario. Dans cette région, les minorités raciales francophones y représentent près de 15 % de la population francophone. Trois francophones sur cinq de la région centrale sont nés à l'extérieur de la province et près du tiers sont originaires du Québec.

Les francophones du Centre de l'Ontario se tirent très bien d'affaire par rapport à la population générale de la région. La proportion de francophones ayant une formation postsecondaire est plus élevée que celle de la population en général. Dix-sept pour cent des francophones de cette région détiennent un baccalauréat.

Le taux de chômage des francophones est plus faible que celui de la population générale de la région, et le taux de participation sur le marché du travail des francophones est plus élevé que celui de la population régionale. De plus, le revenu d'emploi moyen et le revenu total moyen des francophones de la région sont substantiellement plus élevés que ceux de la population en général. Étant donné le niveau de scolarité plus élevé dans le Centre, il n'est pas étonnant que le revenu d'emploi moyen et le revenu total moyen des francophones y soient plus élevés que dans les autres régions.

NORD-EST

Le Nord-Est ontarien est la région où la proportion de francophones est la plus élevée. Une personne sur quatre de la région est francophone. Dans cette région, la proportion de francophones étant nés en Ontario est plus élevée qu'ailleurs en Ontario. On y retrouve plus de quatre francophones sur cinq qui sont originaires de la province.

Sur le plan socio-économique, les francophones du Nord-Est sont désavantagés par rapport aux francophones des autres régions. On observe cependant le même phénomène dans la population en général de la région. Dans l'ensemble, la population du Nord-Est ontarien se tire moins bien d'affaire que la population générale des autres régions.

Le niveau de scolarité des francophones du Nord-Est est plus faible que dans les autres régions. Seulement 6 % des francophones détiennent un diplôme de baccalauréat. Dans cette région, le niveau de scolarité de la population en général est également plus faible que dans les autres régions. Le revenu d'emploi moyen et le revenu total des francophones sont plus faibles qu'ailleurs dans la province. On observe le même phénomène pour la population en général. Le taux de chômage de la population francophone est plus élevé dans le Nord-Est qu'ailleurs dans la province, ce qui ne diffère pas de la population en général.

NORD-OUEST

Le Nord-Ouest regroupe moins de 2 % de la population francophone de l'Ontario. Une proportion relativement importante de francophones de la région est originaire du Québec (30,8 %). Comme dans le Nord-Est, la population francophone est moins scolarisée et le taux de chômage est relativement élevé, ce qui ne diffère pas de la population générale de la région.

Cependant, le revenu d'emploi moyen et le revenu total moyen des francophones sont substantiellement plus élevés que dans le Nord-Est. Le revenu des francophones de la région est aussi plus élevé que celui de la population en général. Une proportion relativement importante de francophones travaillent dans le secteur forestier (9 %) et des mines (7,2 %). On ne retrouve que 3 % de la population générale de la région qui travaille dans ces secteurs industriels.

SUD-OUEST

Les francophones du Sud-Ouest représentent moins de 3 % de la population totale de la région. La région est caractérisée par une population francophone vieillissante. Près d'un francophone sur quatre de la région est âgé de 65 ans et plus et ce comparativement à 13 % dans la population générale. On y retrouve, par conséquent, un taux de participation sur le marché du travail plus faible qu'ailleurs en Ontario.

EST

L'Est regroupe 40 % de la population francophone de la province. Cette région regroupe également 40 % de la population francophone issue des minorités raciales. L'Est de l'Ontario est la seule région ayant connu une augmentation de sa population francophone entre 1991 et 1996. Même si les francophones y représentent une proportion plus faible de la population totale que dans le Nord-Est, le taux de conservation de la langue française y est plus élevé. La proximité de la province de Québec et l'accessibilité à un plus grand nombre de médias en français pourraient en partie expliquer ce phénomène.

Le niveau de scolarité des francophones de la région est relativement élevé comme pour la population en général. Mais le revenu d'emploi moyen et le revenu total moyen des francophones sont relativement faibles par rapport aux autres régions. Le taux de chômage y est plus faible que dans le Nord-Est et Nord-Ouest de l'Ontario. Une proportion relativement importante de la population francophone de la région oeuvre dans le secteur des services gouvernementaux. Près d'un francophone sur cinq travaille dans ce secteur comparativement à 15 % dans la population en général.

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GLOSSAIRE ET RENSEIGNEMENTS TECHNIQUES

DÉFINITIONS

Les définitions sont tirées du Dictionnaire du recensement de 1996 et du Guide de consultation du recensement de Statistique Canada.

Divisions industrielles
L'industrie (selon la classification de 1980) désigne la nature générale de l'activité de l'établissement où travaille la personne, déterminée par le nom de l'employeur et par le genre d'entreprise, d'industrie ou de service (variable du profil 2B).

Domaine d'étude principal
Le domaine d'étude principal désigne la principale discipline ou principal domaine dans lequel la personne a fait ses études ou reçu sa formation et obtenu son diplôme ou certificat d'études postsecondaires (variable du profil 2B).

Famille de recensement
Une famille de recensement signifie un couple qui est actuellement marié (avec ou sans fils ou fille jamais mariés pour l'un ou l'autre ou pour les deux conjoints), un couple vivant en union libre (avec ou sans fils ou fille jamais mariés pour l'un ou l'autre ou pour les deux partenaires), un parent seul (peu importe son état matrimonial) demeurant avec au moins un fils ou une fille jamais marié.

Familles « Mari et Femme »
Mari et femme désignent les personnes de différent sexe qui sont mariées au sens de la loi et vivent sous le même toit (variable du profil 2B sur la situation familiale).

Langue parlée à la maison
La langue parlée à la maison réfère à la langue le plus souvent parlée à la maison au moment du recensement (variable du profil 2B).

Langue maternelle
La langue maternelle désigne la première langue apprise à la maison dans l'enfance et encore comprise par le recensé au moment du recensement (variable du profil 2A). Dans le profil 2B, la question sur la langue maternelle figurait après les trois autres questions sur la langue.

Main-d'oeuvre expérimentée
La main-d'oeuvre expérimentée désigne les personnes âgées de 15 ans et plus, qui étaient occupées ou en chômage pendant la semaine (du dimanche au samedi) ayant précédé le jour du recensement, et avaient travaillé pour la dernière fois contre rémunération ou à leur compte en 1995 ou en 1996 (variable du profil 2B). La main-d'oeuvre expérimentée est un sous-groupe utilisé fréquemment pour compiler les données sur le travail et l'industrie.

Minorité raciale
Selon la Loi fédérale sur l'équité en matière d'emploi (1986), une personne appartenant à une minorité raciale (minorité visible) est une personne (autre que Autochtone) qui n'est pas de race blanche ou qui n'a pas la peau blanche. À partir de 1996, les données sur les minorités raciales sont tirées d'une question directe sur les groupes de population. Les groupes suivants sont inclus dans la variable : Chinois, Sud-Asiatique (p. ex., Indien de l'Inde, Pakistanais, Pendjabi, Sri-Lankais), Noir (p. ex., Africain, Haitien, Jamaïquain, Somalien), Arabe/ Asiatique occidental (p. ex., Arménien, Égyptien, Iranien, Libanais, Marocain), Philippin, Asiatique du Sud-Est (p. ex., Cambodgien, Indonésien, Laotien, Vietnamien), Latino-Américain, Japonais, Coréen et autre.

Avant le recensement de 1996, les données sur les minorités raciales étaient tirées des réponses à la question sur l'origine ethnique combinées avec d'autres renseignements tels que le lieu de naissance, la langue et la religion.

Minorité raciale francophone
La population francophone issue des minorités raciales a été estimée à partir de la variable sur la minorité raciale combinée à la variable français, première langue officielle parlée, plutôt que la variable français langue maternelle. La variable français première langue officielle parlée est calculée à partir de trois questions du questionnaire concernant la langue maternelle, la langue parlée à la maison et la connaissance des langues officielles.

Globalement, la variable français première langue officielle parlée mène à des résultats très comparables à ceux de la variable français langue maternelle en ce qui a trait à la population francophone. Il est cependant apparu que combinée à la variable sur la minorité raciale, la variable sur la première langue officielle parlée donnait une représentation plus adéquate de la communauté francophone issue des minorités raciales qu'uniquement la variable sur la langue maternelle.

Niveaux de scolarité
Le niveau le plus élevé de scolarité correspond à la dernière année scolaire réussie à l'école primaire ou secondaire, ou à toute formation universitaire ou non universitaire réussie. L'obtention d'un grade, d'un diplôme ou d'un certificat est considérée comme étant supérieure au nombre d'années de scolarité achevées sans l'obtention d'un diplôme. Il s'agit d'une variable du profil 2B qui est compilée pour les personnes de 15 ans et plus.

Population active
La population active comprend les personnes âgées de 15 ans et plus qui étaient occupées ou en chômage pendant la semaine (du dimanche au samedi) ayant précédé le jour du recensement. Les personnes occupées comprennent les personnes qui avaient fait un travail quelconque contre rémunération ou à leur compte. Les chômeurs comprennent les personnes qui avaient activement cherché un emploi au cours des quatre semaines précédentes, les personnes qui avaient été mises à pied mais prévoyaient reprendre leur emploi et les personnes ayant pris des arrangements définis en vue de se présenter à un nouvel emploi dans les quatre semaines suivantes.

Population francophone
Les francophones sont identifiés selon leur réponse à la question : Quelle est la langue apprise en premier lieu à la maison dans l'enfance et encore comprise? Dans ce document, les francophones comprennent les personnes ayant indiqué le français comme seule langue maternelle ou l'une des langues maternelles (réponses uniques ou multiples).

Les données sur la population francophone peuvent différer si l'on tient compte des réponses au formulaire abrégé 2A (Formulaire ou Profil 2A) ou au long formulaire (Formulaire ou Profil 2B). Concernant la population francophone totale, l'Office des affaires francophones se base sur les données obtenues à partir du formulaire abrégé administré à 100 % de la population ontarienne. Les données socio-économiques sur la population francophone sont tirées du profil 2B. Les données statistiques du Recensement de 1996 qui ont été publiées dans les médias sont habituellement basées sur les données obtenues à partir du long formulaire ou profil 2B.

Première langue officielle parlée
La première langue officielle parlée se rapporte à la variable spécifiée dans le cadre de l'application de la Loi fédérale sur les langues officielles. Cette variable est calculée à partir de 3 questions du questionnaire concernant la langue maternelle, la langue parlée à la maison et la connaissance des langues officielles.

Professions
La profession correspond au genre de travail que faisait le recensé pendant la semaine ayant précédé le recensement. Le genre de travail exécuté est défini d'après le type d'emploi occupé par le recensé et la description des tâches les plus importantes qui s'y rattachent. Les données sur la profession sont produites selon la Classification des professions de 1991 et comprennent 10 grandes catégories professionnelles.

Régions désignées
En vertu de la Loi de 1986 sur les services en français, le gouvernement de l'Ontario garantit le droit à recevoir des services en français dans 23 régions désignées de la province. Les régions désignées comprennent les régions où au moins 10 % de la population est francophone, les centres urbains où résident au moins 5 000 francophones et les régions qui étaient déjà désignées par le Gouvernement de l'Ontario entre 1978 et 1985.

Régions rurales
Les régions rurales désignent les régions se trouvant en dehors des régions urbaines. Une région urbaine est définie comme région ayant atteint une concentration démographique d'au moins 1 000 habitants et dont la densité de population est d'au moins 400 habitants au kilomètre carré, d'après les résultats du recensement précédent.

Revenu familial
Le revenu total d'une famille de recensement est calculé par la somme de tous les revenus totaux de tous les membres de la famille âgés de 15 ans et plus obtenus durant l'année civile ayant précédé le recensement. Le revenu inclut les salaires et les traitements, le travail autonome provenant d'une entreprise agricole et non agricole, les transferts gouvernementaux, le revenu de placement, les pensions de retraite et rentes et autre revenu en espèces (variable du profil 2B).

Revenu d'emploi
Le revenu d'emploi est le revenu total reçu en 1995 par toute personne de 15 ans et plus comme salaire et traitements, revenu net dans une entreprise non agricole non constituée en société et/ou dans l'exercice d'une profession (honoraires professionnels) ou revenu net provenant d'un travail autonome agricole (variable du profil 2B).

Revenu moyen
Le revenu moyen correspond à la somme des revenus d'un groupe en particulier divisé par le nombre de personnes qui ont déclaré un revenu en 1995 dans ce groupe.

Revenu total par personne
Le revenu total par personne est calculé par la somme des sources suivantes de revenus par toute personne de 15 ans et plus pendant l'année financière de 1995 : salaires et traitements, revenu net provenant d'une entreprise agricole et non agricole, transferts gouvernementaux (pension de sécurité de la vieillesse, supplément de revenu garanti, prestations du Régime de rentes du Québec ou du Régime de pensions du Canada, prestations d'assurance-chômage, prestations fiscales fédérales pour enfants, autre revenu provenant de sources publiques), revenu de placement (dividendes, intérêts et autre revenu de placements), pensions de retraite et rentes et autre revenu en espèces (variable du profil 2B).

Taux de chômage
Le taux de chômage est le pourcentage de la population active en chômage par rapport à la population active totale. Autrement dit, le taux de chômage se rapporte à la main-d'oeuvre sans emploi et est exprimé en pourcentage de la main-d'oeuvre totale pour la semaine de référence du recensement (variable du profil 2B).

Taux de participation
Le taux de participation au marché du travail est le pourcentage de la population active totale, c'est à dire population occupée ou étant à la recherche d'un emploi, par rapport à la population âgée de 15 ans et plus (variable du profil 2B).

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Office des affaires francophones
Gouvernement de l'Ontario
700, rue Bay, 2e étage
Bureau 200, Toronto ON  M7A 0A2

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416 325-4949 ou 1 800 268-7507 sans frais
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Entente sur les droits d'auteur
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Octobre 1999

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