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L'Office des affaires francophones (OAF) vous présente la mise à jour des profils statistiques de la population francophone en Ontario, basée sur le recensement de 2001 de Statistique Canada. L'OAF avait publié ce même profil en1999 basé sur le recensement de 1996.
Vous trouverez dans ce profil un portrait statistique des francophones de l'Ontario âgés de 65 ans et plus. Quatre autres profils sur les francophones sont présentés par l'Office : Les francophones en Ontario, Les femmes francophones en Ontario, Les jeunes francophones en Ontario et Les minorités raciales francophones en Ontario. Ils étudient plus en profondeur les données se rapportant à des segments précis de la population francophone ontarienne.
Ce profil sur les personnes âgées francophones en Ontario se fonde sur les résultats du recensement de 2001 de Statistique Canada. On réfère aussi dans certains cas aux données du recensement de 1996.
L'étude porte sur les francophones âgés de 65 ans et plus, supplémentée par des données sur le groupe d'âge 55 à 64 ans dans la mesure où ces données sont disponibles. L'Office des affaires francophones définit les francophones de l'Ontario selon leur réponse à la question sur la langue maternelle : Quelle est la langue apprise en premier lieu à la maison dans l'enfance et encore comprise? Dans ce profil, les francophones comprennent les personnes ayant indiqué le français comme seule langue maternelle ou l'une des langues maternelles (réponses uniques ou multiples).
L'étude porte sur un nombre de variables, notamment les caractéristiques sociodémographiques, la conservation de la langue maternelle, les niveaux de scolarité, la participation au marché du travail et le revenu. Afin de mettre en relief la situation relative des francophones âgés de 65 ans et plus, on y souligne les différences existant entre ce groupe et les personnes âgées en général en Ontario.
Deux formulaires ont été utilisés pour le recensement de 2001. Le formulaire abrégé (Profil 2A) a été distribué à la population en entier (100 %) et comprend une question sur la langue maternelle. Le formulaire long (Profil 2B) a été distribué à un échantillon de 20 % de la population et renferme des questions plus détaillées, portant, entre autres, sur le niveau de scolarité, le revenu et la participation sur le marché du travail. Les données du présent profil sont tirées exclusivement du formulaire long (Profil 2B).
En 2001, on dénombrait 76 925 francophones âgés de 65 ans et plus, soit 5,6 % de la population provinciale appartenant à ce groupe d'âge.
Les personnes âgées francophones sont proportionnellement plus nombreuses dans le Nord-Est et l'Est de la province où elles représentent 26,7 % et14,9 % de la population âgée de 65 ans et plus. Ailleurs dans la province, elles représentent moins de 6 % de la population âgée de la région. La proportion de francophones de 65 ans et plus dans la population totale du même groupe d'âge est supérieure à celle que l'on retrouve dans la population générale pour l'ensemble des groupes d'âges dans le Nord-Est (26,7 % contre 25,2 %), le Nord-Ouest (5,5 % contre 4 %) et le Sud-Ouest (4 % contre 2,3 %) de la province. Dans le Centre et l'Est, la proportion de francophones dans la population âgée reflète assez bien la proportion de francophones que l'on retrouve dans la population générale.
Dans l'ensemble, les personnes âgées représentent 14,4 % de la population francophone, comparativement à 12,3 % de la population entière de la province. En 1996, elles représentaient 13 % de la population francophone et 11,7 % de la population ontarienne en général. On continue à observer le vieillissement de la population francophone.
Les francophones âgés de 65 ans et plus sont particulièrement surreprésentés dans le Sud-Ouest, où ils constituent 23,5 % de la population de ce groupe linguistique, tandis que les personnes âgées en général représentent 13,5 % de l'ensemble de la population de cette région. Ils sont également surreprésentés dans le Nord-Ouest (17,5 % comparativement à 12,7 %) et le Centre (13,7 % comparativement à 11,8 %). Dans le Nord- Est et l'Est de la province, ils sont présents dans une proportion similaire à celle de toutes les personnes âgées.
La représentation des personnes âgées au sein des communautés francophones varie considérablement, allant de 5 % dans certaines communautés du Centre à plus de 30 % dans certaines communautés du Sud-Ouest et Nord-Ouest de l'Ontario. En 2001, on recensait 65 875 francophones âgés entre 55 et 64 ans en Ontario, soit 6,2 % de la population provinciale appartenant à ce groupe d'âge. Leur représentation dans la population des 55 à 64 ans est plus élevée que celle des aînés de 65 ans et plus dans toutes les régions sauf le Sud-Ouest de l'Ontario.
Les francophones de 55 à 64 ans représentent 12,3 % de la population francophone, comparé à 9,4 % de la population générale. Ils sont surreprésentés dans toutes les régions, l'écart entre les deux groupes étant le plus important dans le Sud-Ouest de la province où les francophones de ce groupe d'âge constituent 15,7 % des francophones de la région comparé à 9,8 % pour la population en général.
On comptait 44 720 femmes francophones âgées de 65 ans et plus en 2001, ce qui représente 58,1 % de la population francophone de ce groupe d'âge. Cette proportion est plus élevée que celle des femmes dans la population francophone en général (52,7 %) et est aussi supérieure à la proportion des femmes âgées dans l'ensemble de la population provinciale (56 %).
Sauf dans le Nord-Ouest, les femmes sont surreprésentées parmi la population âgée francophone dans toutes les régions, atteignant jusqu'à 60,8 % dans le Sud-Ouest de l'Ontario. Dans le Nord-Ouest, leur représentation s'élève à 46,2 % comparativement à 55,8 % pour la population totale de 65 ans et plus de la région.
La représentation des femmes est encore plus élevée chez les personnes âgées de 75 ans et plus que parmi celles de 65 ans à 74 ans. En effet, la proportion de femmes parmi les francophones de 75 ans et plus est de 63,3 % comparativement à 54,9 % dans le groupe des 65 à 74 ans. On retrouve la même tendance dans l'ensemble de la population où les femmes représentent 60,3 % de la population âgée de 75 ans et plus et 52,9 % de la population âgée de 65 à 74 ans.
Comme pour la population francophone ontarienne en général, on trouve proportionnellement plus de personnes âgées francophones dans l'Est et le Nord-Est que dans les autres régions. L'Est et le Nord-Est regroupent respectivement 37 % et 26,8 % de la population francophone de 65 ans et plus, et ce comparativement à 10,4 % et 2,1 % pour le Sud-Ouest et le Nord- Ouest de la province. On retrouve près du quart de la population francophone âgée dans le Centre (23,7 %), région qui regroupe presque les deux tiers de la population totale de 65 ans et plus de la province (64,3 %).
Entre 1996 et 2001, la proportion de francophones âgés de 65 ans et plus dans l'Est a diminué de 38,5 % à 37 % alors qu'elle a augmenté dans le Centre (de 22,5 % à 23,7 %) et le Nord-Est de l'Ontario (25,7%à 26,8 %). Dans les autres régions, les diminutions de proportions entre 1996 et 2001 sont de moins de un pour cent.
La distribution régionale des francophones âgés de 55 à 64 ans ne varie guère par rapport à celle de leurs aînés de 65 ans et plus. Ils sont toutefois proportionnellement un peu plus nombreux dans le Centre (25,6 % comparé à 23,7 %) mais moins nombreux dans le Sud-Ouest (8,1 % comparé à 10,4 %). Dans les autres régions, la différence de proportions entre les deux groupes d'âges est inférieure à un pour cent.
Les personnes âgées ont plus tendance à vivre dans un ménage non familial que la population générale de 15 ans et plus. Un ménage non familial comprend les personnes vivant seules ou avec des personnes qui leur sont apparentées ou non mais qui ne constituent pas une famille de recensement 1. L'écart entre la population générale et la population âgée de 65 ans et plus vivant dans un ménage non familial est substantiellement plus élevé chez les femmes que chez les hommes. En effet, 43,5 % des femmes francophones âgées de 65 ans et plus vivent dans un ménage non familial. Cette proportion est deux fois plus élevée que pour l'ensemble des femmes francophones âgées de 15 ans et plus (16,9 %). Chez les hommes francophones, l'écart est moindre : 21,1 % des personnes de 65 ans et plus vivent dans un ménage non familial comparativement à 14,8 % de la population masculine francophone âgée de 15 ans et plus.
La proportion de femmes âgées vivant dans un ménage non familial est plus de deux fois plus élevée que chez les hommes du même groupe d'âge. Ainsi 43,5 % des femmes francophones de 65 ans et plus vivent dans un ménage non familial et ce comparé à 21,1 % chez leurs homologues masculins. On observe le même phénomène dans la population générale : 38,1 % des femmes et 17,1 % des hommes âgés vivent dans un ménage non familial. Cette observation est valable pour toutes les régions sauf le Nord-Ouest de l'Ontario. Dans cette région, 48,7 % des femmes âgées francophones vivent dans un ménage non familial comparé à 30,1 % chez leurs homologues masculins.
La proportion de francophones âgés de 65 ans et plus vivant dans un ménage non familial a diminué entre 1996 et 2001. Ainsi, 48,4%des femmes francophones de 65 ans et plus vivaient dans un tel ménage en 1996 comparativement à 43,5 % en 2001. Chez leurs homologues masculins, 22,5 % vivaient dans un ménage non familial comparativement à 21,1 % en 2001.
La proportion de personnes âgées vivant dans un ménage non familial est plus élevée chez les francophones que dans la population générale de 65 ans et plus et ce pour les deux sexes dans toutes les régions, sauf dans le Nord-Est de l'Ontario, où la proportion d'hommes francophones vivant dans un ménage non familial est similaire à celle des hommes de 65 ans et plus dans la population générale (20,3 % comparé à 20,6 %).
Dans la même veine, les francophones de 55 à 64 ans sont plus susceptibles de vivre dans un ménage non familial que la population générale du même groupe d'âge. Ainsi, 21,1 % des femmes francophones entre 55 et 64 ans vivent dans un ménage non familial comparé à 17,5%des femmes du même groupe d'âge dans la population totale. Chez les hommes francophones, la proportion s'élève à 15,9 % et ce comparé à 12,2 % chez les hommes dans la population totale.
Comme dans le groupe des 65 ans et plus, la proportion de femmes de 55 à 64 ans vivant dans un ménage non familial est plus élevée que chez leurs homologues masculins et ce dans la population francophone et la population totale du même groupe d'âge. Cependant l'écart entre les deux sexes est moindre que pour le groupe des 65 ans et plus.
On mesure le niveau de conservation de la langue maternelle à partir de la langue parlée à la maison des personnes ayant le français comme langue maternelle. À l'échelle provinciale, 56,5 % des francophones utilisent le français à la maison.
Le taux de conservation de la langue chez les francophones de 65 ans et plus est plus élevé que celui des adultes de 25 à 54 ans (55,1 % comparativement à 51,3 %). Comme dans la population francophone générale, le taux de conservation du français a diminué chez les francophones de 65 ans et plus entre 1996 et 2001. Il est passé de 57,4 % en 1996 à 55,1 % en 2001.
À l'instar de la population francophone entière, les francophones âgés de 65 ans et plus affichent un taux de conservation de la langue plus élevé dans l'Est (70,9 %) et le Nord-Est (70,7 %) de la province, régions à plus fortes concentrations de francophones. Dans ces régions, le taux de conservation de la langue des personnes âgées est supérieur au taux que l'on observe chez les 25 à 54 ans. Les niveaux de conservation sont nettement plus faibles dans le Sud-Ouest (23,5 %), le Centre (28,6 %) et le Nord-Ouest (30,5 %) de la province. Dans ces dernières régions, le taux est inférieur autaux de conservation delalangue des francophones âgés de 25 à 54 ans.
Le taux de conservation de la langue chez les francophones de 55 à 64 ans est comparable au taux observé pour la province dans le groupe de 25 à 54 ans (51,2 % contre 51,3 %). Cependant, ce taux varie selon la région. Comme chez les francophones âgés de 65 ans et plus, le taux de conservation des 55 à 64 ans est supérieur au taux observé chez les 25 à 54 ans dans l'Est et le Nord-Est de la province. On observe la relation inverse dans les autres régions.
De façon générale, les personnes âgées francophones sont moins scolarisées que l'ensemble de la population de ce groupe d'âge. Elles sont surreprésentées dans le niveau de scolarité inférieur à la 9e année et sous-représentées dans les catégories supérieures à la 9e année. Cette observation est également valable pour le groupe des francophones âgés de 55 à 64 ans.
La proportion de francophones âgés de 65 ans et plus qui ont un niveau de scolarité inférieur à la 9e année est de 42 % comparativement à 28,4 % dans l'ensemble de la population de 65 ans et plus de la province. La surreprésentation des francophones de 65 ans et plus n'ayant pas atteint la 9e année s'observe dans toutes les régions.
Le pourcentage de francophones âgés n'ayant pas complété leur 9e année est particulièrement élevé dans le Nord- Est et le Nord-Ouest de la province, où plus de la moitié de la population francophone de ce groupe d'âge n'a pas atteint ce niveau de scolarité (55,6 % et 52,8 % respectivement).
La proportion de femmes francophones âgées de 65 ans et plus n'ayant pas complété la 9e année est plus faible que chez les hommes (40,8 % versus 43,7 %). On observe l'inverse dans la population âgée en général (29,1 % chez les femmes comparativement à 27,6 % chez les hommes).
Entre 1996 et 2001, la proportion de francophones âgés qui n'ont pas complété la 9e année a diminué de 49,2 % à 42 %. Elle a également diminué dans la population âgée en général, de 31,9 % à 28,4 %, entre 1996 et 2001. Chez les francophones de 55 à 64 ans, la proportion n'ayant pas atteint la 9e année est substantiellement moindre que chez leurs aînés de 65 ans et plus (20,5 % contre 42 %). Cette observation est valable pour les deux sexes. Ainsi la proportion de femmes de 55 à 64 ans n'ayant pas complété la 9e année est de 18,8 % comparativement à 40,8 % chez celles âgées de 65 ans et plus. De même, chez les hommes francophones, la proportion s'établit à 22,5 % chez les 55 à 64 ans comparativement à 43,7 % chez les 65 ans et plus.
C'est dans le Nord-Est et le Nord-Ouest de l'Ontario que l'on observe le pourcentage le plus élevé de francophones de 55 et 64 ans n'ayant pas complété la 9e année (29,4 % et 31,4 % respectivement). Tout comme chez les personnes âgées francophones, la proportion des femmes de 55 ans à 64 ans qui n'ont pas complété la 9e année est également inférieure à celle observée chez leurs homologues masculins (18,8 % contre 22,5 %).
La proportion de francophones âgés de 65 ans et plus ayant obtenu au moins un diplôme d'études secondaires est nettement moindre que dans l'ensemble de la population de 65 ans et plus (36,1 % comparativement à 45,6 %). Cette observation est valable pour toutes les régions. C'est dans l'Est et le Centre qu'on observe les pourcentages les plus élevés de francophones de plus de 65 ans ayant complété au moins leur diplôme d'études secondaires (42,3 % et 41 % respectivement).
Parmi les francophones âgés de 65 ans et plus, les femmes sont un peu moins nombreuses que les hommes à détenir au moins un diplôme d'études secondaires (35,2 % comparativement à 37,3 %).
Entre 1996 et 2001, la proportion de francophones âgés qui ont au moins un diplôme d'études secondaires a augmenté de 31,2 % à 36,1 %. Elle a également augmenté dans la population âgée en général (de 41,8 % à 45,6 %, entre 1996 et 2001).
Comme chez les aînés de 65 ans et plus, la proportion de francophones de 55 à 64 ans détenant au moins un diplôme d'études secondaires est inférieure à celle dans la population générale du même groupe d'âge (55,6 % contre 63,7 %). Cette observation est valable dans toutes les régions.
Les femmes francophones entre 55 et 64 ans sont proportionnellement moins nombreuses que leurs homologues féminins dans la population générale à avoir au moins complété le diplôme d'études secondaires (56,5 % contre 61,6 %). La proportion est également inférieure chez les hommes francophones comparativement aux hommes du même groupe d'âge (54,5 % contre 65,9 %). L'écart entre les francophones et la population générale est cependant plus important chez les hommes que chez les femmes de 55 à 64 ans.
Contrairement aux francophones de 65 ans et plus, les femmes francophones de 55 à 64 ans sont relativement plus nombreuses que les hommes francophones du même groupe d'âge à avoir atteint au moins le diplôme d'études secondaires (56,5 % contre 54,5 %).
La proportion de francophones âgés de 65 ans et plus qui ont un diplôme universitaire est inférieure à celle de la population âgée en général (6,2 % comparativement à 8,1 %), et ce dans toutes les régions. La proportion de francophones ayant un diplôme universitaire est la plus élevée dans l'Est (8,9 %) et la plus faible dans le Nord- Est (2,6 %) et le Nord-Ouest (2,5 %) ontarien.
Les femmes âgées francophones sont proportionnellement moins nombreuses que les hommes à détenir un diplôme universitaire (4,5 % contre 8,6 %). On observe le même rapport dans la population générale (5,2 % contre 11,8 % pour les hommes de 65 ans ou plus).
Entre 1996 et 2001, la proportion de francophones de 65 ans et plus qui ont un diplôme universitaire a augmenté de 4,8 % à 6,2 %. Elle a augmenté de 6,7 % à 8,1 % dans la population âgée totale de la province.
La proportion de francophones âgés de 55 à 64 ans qui ont complété un diplôme universitaire est inférieure à celle de la population totale du même groupe (11,8 % contre 15,4 %). À l'exception des femmes francophones du Sud-Ouest, on observe le même rapport chez les femmes que chez les hommes du même âge dans toutes les régions. Cependant, les écarts entre les femmes francophones et les femmes en général sont moindres que ceux observés chez les hommes francophones et la population masculine totale.
Les femmes francophones de 55 à 64 ans qui détiennent un titre universitaire sont proportionnellement sousreprésentées par rapport à leurs homologues masculins (10,8 % contre 12,8 %). Dans la population générale et ce, pour le même groupe d'âge, 11,8 % des femmes comparativement à 19,2 % des hommes ont complété un diplôme universitaire.
Le taux d'activité est le pourcentage de la population active totale, c'est-à-dire la population occupée ou étant à la recherche d'un emploi par rapport à la population âgée de 15 ans et plus.
Le taux d'activité des francophones âgés de 65 ans et plus surle marché du travail est inférieur à celui de la population âgée en général, et ce dans toutes les régions. On observe le même phénomène pour les deux sexes sauf chez les femmes de la région centrale et du Nord-Ouest ontarien. C'est dans le Centre que le taux d'activité des francophones âgés est le plus élevé (9,4 %) et dans le Nord- Est et Nord-Ouest qu'ils sont les plus faibles (4,7 % et 4,9 % respectivement).
Le taux d'activité des femmes âgées de 65 ans et plus est plus bas que celui de leur homologues masculins. Ainsi, le taux d'activité des femmes francophones de 65 ans et plus est de 4,3 % comparativement à 10,5 % chez les hommes du même groupe d'âge. Cet écart entre les hommes et les femmes existe également dans l'ensemble de la population âgée de la province (5,5 % contre 14 %).
Le taux d'activité des francophones âgés a augmenté de 6 % à 6,9 % entre 1996 et 2001. Il a également augmenté dans la population âgée en général (de 8,8 % en 1996 à 9,3 % en 2001).
Tout comme pour les francophones âgés de 65 ans et plus, le taux d'activité des francophones entre 55 et 64 ans est inférieur à celui de la population totale du même groupe d'âge (46,6 % contre 55,9 %). Sauf pour les femmes francophones de la région centrale, on observe la même relation dans toutes les régions, et ce pour les hommes et les femmes du même groupe d'âge.
Le taux d'activité des femmes francophones de 55 à 64 ans est plus bas que celui de leurs homologues masculins du même groupe d'âge (38,5 % contre 55,7 %). On observe la même relation dans la population totale. Les femmes de 55 à 64 ans ont un taux d'activité inférieur à celui des hommes du même groupe d'âge (46,2 % contre 66 %).
Le taux de chômage est le pourcentage de la population active en chômage par rapport à la population active totale. Le chômage est plus élevé chez les francophones âgés de 65 ans et plus que dans l'ensemble de la population de 65 ans et plus de la province. Cette observation est valable pour les deux sexes (tableau13).
Tout comme dans la population âgée en général, le taux de chômage des femmes francophones est plus élevé que celui de leurs homologues masculins. La différence du taux de chômage entre les deux sexes est plus importante chez les francophones de 65 ans et plus que dans l'ensemble de la population âgée de la province.
Le taux de chômage des personnes âgées francophones a baissé de 7 % à 5,3 % entre 1996 et 2001. La baisse est liée surtout à la diminution du taux de chômage réalisée chez les hommes francophones (de 6,4 % en 1996 à 4 % en 2001). Dans la population âgée en général, le taux de chômage a diminué entre 1996 et 2001, passant de 5,5 % à 4,2 %.
Tout comme pour les francophones âgés de 65 ans et plus, le taux de chômage des francophones de 55 à 64 ans est supérieur à celui de la population totale du même groupe d'âge (5 % contre 4,2 %). Cependant il y a des différences entre les deux sexes. Le taux de chômage des hommes francophones de 55 à 64 ans est supérieur à celui de leurs homologues masculins dans la population générale (6,1%contre 4,3%). C'est le contraire chez les femmes du même groupe d'âge. Le taux de chômage des femmes francophones de55à64 ans est de 3,5 % comparativement à 4 % dans la population féminine totale du même groupe d'âge.
Contrairement à ce que l'on retrouve dans la population âgée de 65 ans, les femmes de 55 à 64 ans ont un taux de chômage inférieur à leurs homologues masculins et ce, dans la population francophone (3,5 % contre 6,1 %) et la population totale (4 % contre 4,3 %). L'écart du taux de chômage entre les deux sexes est plus important dans la population francophone que dans la population totale.
Au chapitre du revenu total par personne, les francophones âgés sont désavantagés par rapport à l'ensemble de la population de 65 ans et plus. On les retrouve en plus grandes proportions dans les tranches de revenus les plus faibles et en plus faibles proportions dans les tranches de revenus les plus élevées. Cette observation est valable pour les deux sexes.
Parmi les francophones âgés de 65 ans et plus, 58,2 % ont un revenu annuel inférieur à 20 000 $, comparativement à 53,6 % de la population ontarienne du même groupe d'âge. À l'inverse, 12,9 % des francophones de 65 ans et plus ont un revenu de 40 000 $ ou plus comparativement à 16,4 % de la population âgée en général.
Les femmes de 65 ans et plus, francophones ou non, sont plus concentrées dans les faibles niveaux de revenus que les hommes du même groupe d'âge, et ce dans toutes les régions de la province. En fait, 75,8 % des femmes francophones âgées de 65 ans et plus, comparativement à 41,7 % des hommes, ont un revenu annuel inférieur à 20 000 $. Dans la population âgée en général, ces proportions s'élèvent à 72 % pour les femmes et à 37,8 % pour les hommes. En contrepartie, seulement 6,5 % des femmes francophones de 65 ans et plus ont un revenu de 40 000 $ ou plus comparativement à 18,9 % chez leurs homologues masculins. Dans la population âgée en général, 7,2 % des femmes et 24,3 % des hommes ont un revenu de 40 000 $ ou plus.
Le revenu total moyen des personnes âgées francophones est inférieur à celui de l'ensemble de la population de 65 ans et plus, et ce pour les deux sexes. Ainsi, le revenu total moyen des femmes francophones de 65 ans et plus est inférieur à celui de la population féminine totale du même groupe d'âge dans toutes les régions, excepté le Centre (19 491 $ pour les femmes francophones contre 18 961 $ pour les femmes en général). Chez les hommes francophones âgés de 65 ans et plus, le revenu total moyen est inférieur à celui de l'ensemble des hommes âgés dans toutes les régions, sauf dans le Sud-Ouest de la province, où le revenu total moyen des hommes francophones est supérieur à celui des hommes âgés de la région (36 435 $ contre 33 102 $).
Parmi les personnes âgées de 15 ans et plus, le revenu total moyen des francophones est similaire à celui de la population totale (33 400 $ comparativement à 33 405 $). Cependant, l'examen du revenu total moyen en fonction de l'âge démontre que les francophones plus âgés sont désavantagés par rapport à la population totale. Comme le montre le tableau 17, le revenu total moyen des francophones est plus élevé que celui de la population totale dans les groupes d'âges inférieurs à 40 ans, mais il est inférieur à celui de la population totale dans les groupes d'âges de 40 ans et plus. De plus, l'écart entre les francophones et la population totale augmente en fonction de l'âge dans les catégories d'âges les plus élevées. Ainsi, pour le groupe des 40 à 64 ans, le revenu total moyen des francophones est de 5,6 % inférieur à celui des Ontariens du même groupe; dans le groupe des 65 ans et plus, l'écart se situe à 13,3 %.
La proportion de francophones âgés de 65 ans et plus vivant sous le seuil de faible revenu est plus élevée que dans l'ensemble de la population âgée de la province (17,8 % comparativement à 14,6 %). On observe le même phénomène pour les deux sexes et ce dans toutes les régions, mais l'écart entre les francophones et la population générale est plus important du côté des femmes que des hommes.
Les femmes sont deux fois plus susceptibles de vivre sous le seuil de faible revenu que les hommes. Ainsi, 22,8 % des femmes et 10,8 % des hommes francophones âgés de 65 ans et plus vivent sous le seuil de faible revenu. Dans la population âgée en général, les proportions sont de 18,4 % pour les femmes et 9,8 % pour les hommes.
La différence entre les sexes est encore plus importante entre les francophones âgés de 75 ans et plus qu'entre ceux âgés de 65 à 74 ans. Trois femmes francophones sur dix (29,9 %) âgées de 75 ans et plus ont un revenu inférieur ou égal au seuil de faible revenu, ce qui est près de trois fois la proportion observée chez les hommes francophones du même groupe d'âge (9,6 %). Chez les francophones âgés de 65 à 74 ans, 17,7 % des femmes et 11,4 % des hommes vivent sous le seuil de faible revenu.
C'est dans le Centre que les francophones de 65 ans et plus sont les plus désavantagés. Plus de 23,7 % des femmes et 15,3 % des hommes francophones de 65 ans et plus qui vivent dans la région centrale sont sous le seuil de faible revenu. Les proportions sont également plus élevées dans le Nord- Ouest ontarien (24,2 % et 13,2 %). Le Sud-Ouest est la région où les proportions de femmes et d'hommes âgés francophones vivant sous le seuil de faible revenu sont les plus basses (20,8 % chez les femmes et 7,4 % chez les hommes).
Les définitions sont tirées du Dictionnaire du recensement de 2001 et du Guide de consultation du recensement de Statistique Canada.
Couple marié (avec ou sans enfants des deux conjoints ou de l'un d'eux), couple vivant en union libre (avec ou sans enfant des deux partenaires ou de l'un d'eux) ou parent seul (peu importe son état matrimonial) demeurant avec au moins un enfant dans le même logement. Un couple vivant en union libre peut être de sexe opposé ou de même sexe. Les enfants dans une famille de recensement incluent les petits-enfants vivant dans le ménage d'au moins un de leurs grands-parents, en l'absence de parents (variable du formulaire 2B).
La première langue apprise à la maison dans l'enfance et encore comprise par le recensé au moment du recensement (variable du formulaire 2A). Dans le formulaire 2B, la question sur la langue maternelle figurait après les trois autres questions sur la langue.
Langue que le recensé parlait le plus souvent à la maison ou de façon régulière au moment du recensement. À partir de 2001, Statistique Canada recueille des données sur les langues parlées régulièrement à la maison (variable du formulaire 2B).
Un ménage familial est un ménage qui comprend au moins une famille de recensement, c'est-à-dire un couple marié avec ou sans enfants, ou un couple vivant en union libre avec ou sans enfants, ou un parent seul avec un ou plusieurs enfants (famille monoparentale).
Un ménage non familial est formé soit d'une personne vivant seule, soit de deux personnes ou plus partageant le même logement, mais qui ne forment pas une famille de recensement – cela exclut donc les couples avec ou sans enfants.
Le niveau de scolarité correspond à la dernière année d'études primaires ou secondaires, terminée ou non, ou à la dernière année universitaire ou collégiale terminée. L'obtention d'un grade, d'un certificat ou diplôme est considéré comme étant supérieure au nombre d'années de scolarité achevées sans l'obtention d'un diplôme. Il s'agit d'une variable du formulaire 2B qui est compilée pour les personnes de 15 ans et plus (variable du questionnaire 2B).
La population active comprend les personnes âgées de 15 ans et plus qui étaient occupées ou en chômage pendant la semaine (du dimanche au samedi) ayant précédée le jour du recensement. Les personnes occupées comprennent les personnes qui avaient fait un travail quelconque contre rémunération ou à leur compte. Les chômeurs comprennent les personnes qui avaient activement cherché un emploi au cours des quatre semaines précédentes, les personnes qui avaient été mises à pied mais prévoyaient reprendre leur emploi et les personnes ayant pris des arrangements définis en vue de se présenter à un nouvel emploi dans les quatre semaines suivantes.
Les francophones sont identifiés selon leur réponse à la question : Quelle est la langue apprise en premier lieu à la maison dans l'enfance et encore comprise ? Dans ce document, les francophones comprennent les personnes ayant indiqué le français comme seule langue maternelle ou l'une des langues maternelles (réponses uniques ou multiples).
Les données sur la population francophone peuvent différer selon que l'on se base sur les données obtenues à partir du formulaire abrégé 2A (Formulaire ou Profil 2A) ou du long formulaire (Formulaire ou Profil 2B). Concernant la population francophone totale, l'Office des affaires francophones se base sur les données provenant du formulaire abrégé administré à 100 % de la population ontarienne. Les données socio-économiques sur la population francophone sont tirées du formulaire 2B. Les données statistiques du recensement de 2001 qui ont été publiées dans les médias sont habituellement basées sur les données obtenues à partir du long formulaire 2B.
Le revenu moyen correspond à la somme des revenus d'un groupe en particulier divisé par le nombre de personnes qui ont déclaré un revenu en 2000 dans ce groupe.
Le revenu total par personne est calculé par la somme des sources suivantes de revenus par toute personne de 15 ans et plus pendant l'année financière de 2000 : salaires et traitements, revenu net provenant d'une entreprise agricole ou non agricole, transferts gouvernementaux (pension de sécurité de la vieillesse, supplément de revenu garanti, prestations du Régime de rentes du Québec ou du Régime de pensions du Canada, prestations d'assurance-emploi, prestations fiscales fédérales pour enfants, autre revenu provenant de sources publiques), revenu de placement (dividendes, intérêts et autre revenu de placement), pensions de retraite et rentes et autre revenu en espèces (variable du formulaire 2B).
Population dans les ménages privés dont le revenu est inférieur ou égal au seuil de faible revenu. Le seuil de faible revenu est déterminé en fonction de la taille du ménage et du secteur de résidence.
Le taux d'activité est le pourcentage de la population active totale, c'est-àdire population occupée ou étant à la recherche d'un emploi, par rapport à la population âgée de 15 ans et plus (variable du formulaire 2B).
Le taux de chômage est le pourcentage de la population active en chômage par rapport à la population active totale. Autrement dit, le taux de chômage se rapporte à la main-d'oeuvre sans emploi et est exprimé en pourcentage de la main-d'oeuvre totale pour la semaine de référence du recensement (variable du formulaire 2B).
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Septembre 2005