La ministre

Discours de l'honorable Madeleine Meilleur, ministre déléguée aux Affaires francophones et ministre de la Culture

au 8e Banquet annuel de la francophonie,

Prescott-Russell, Ontario, le samedi 4 mars 2006

Distingués invités, très chers amis, bonsoir.

Je vous remercie de votre chaleureuse invitation à ce 8e Banquet de la francophonie de Prescott-Russell.

Je suis ravie de voir se poursuivre cette belle tradition, et de constater qu'une fois encore, le Banquet de la francophonie de Prescott-Russell connaĆ®t un franc succès !

Quel plaisir de retrouver, autour d'une table bien mise, autant de chefs de file de la francophonie. Jean et Dominique, vous avez une fois de plus réussi votre coup. Bravo!

Je tiens aussi à saluer monsieur le Sénateur Nolin, monsieur le ministre Pelletier, messieurs les députés Phil McNeely, Pierre Lemieux, Royal Galipeau, Guy Lauzon et Richard Nadeau.

Quel plaisir de vous retrouver tous, ici, ce soir.

Évidemment, je salue très chaleureusement mon collègue et bon ami, le député Jean-Marc Lalonde qui nous accueille dans son comté ce soir.

Jean-Marc travaille sans cesse en faveur de l'épanouissement des francophones pas seulement ici, mais partout en Ontario.

Je ne pourrais compter sur un plus grand allié dans mes responsabilités comme ministre déléguée aux Affaires francophones.

Encore une fois, merci Jean-Marc et toutes mes félicitations pour ton engagement envers la francophonie.

L'an dernier, j'avais le plaisir d'être parmi vous et avais eu l'occasion de vous adresser la parole.

Il me semble donc que le moment est propice pour faire une rapide rétrospective des moments forts de cette année écoulée, et surtout de jeter un regard sur l'avenir.

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Nous avons fait des progrès appréciables au cours de cette année. Dans de nombreux domaines, les acquis de la francophonie ontarienne s'accroissent et se solidifient.

Permettez-moi de dresser un bref bilan des avancées effectuées depuis notre rendez-vous de l'an dernier.

D'abord, parlons santé. J'aimerais rappeler l'investissement sans précédent—$125 millions de dollars—de notre gouvernement pour l'agrandissement de l'hôpital Montfort.

Cette action gouvernementale a une portée à la fois symbolique et réelle. Elle signifie que, comme Montfort, les francophones de l'Ontario ont un avenir rempli de promesses.

Je sais à quel point le projet de réforme du système de santé interpelle les francophones, et leur participation aux audiences publiques le démontre.

Notre gouvernement se veut à l'écoute des préoccupations et des aspirations exprimées. Aussi, vous aurez remarqué que le préambule du Projet de Loi 36 sur la création des réseaux locaux d'intégration des services de santé fait du respect de la Loi sur les services en français un principe incontournable.

Cette référence explicite, et d'autres qui promettent de laisser leur empreinte sur le projet de loi, ne laisse aucun doute quant à l'intention de notre gouvernement d'aménager pour les francophones une place de choix dans la concrétisation de cette réforme historique.

D'ailleurs, je m'en voudrais à ce stade-ci de ne pas souligner le rôle essentiel du groupe de travail francophone sur la réforme du système de santé, sous la direction habile et efficace de M. Gérald Savoie, PDG de l'hôpital Montfort et un porte-étendard pragmatique de la santé pour et par les francophones.

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En éducation, nous avons poursuivi notre lancée en augmentant de manière une fois de plus substantielle le financement des écoles de langue française.

Depuis notre arrivée au gouvernement, c'est un investissement supplémentaire de $140 millions de dollars qui a été consenti dans ce domaine.

À ce palmarès d'acquis s'ajoute la signature récente de l'Entente Canada-Ontario sur l'enseignement dans la langue minoritaire et l'engagement de 331 millions de dollars supplémentaires envers l'éducation en langue française à la fois pour le français comme langue première et le français langue seconde.

La mise sur pied, le mois dernier, du comité consultatif de l'éducation postsecondaire, et les investissements ciblés qui ont été récemment annoncés sont un autre pas qui vise à améliorer l'accès des francophones à des programmes d'études qui répondent réellement à leurs besoins et facilite leur intégration dans le marché du travail.

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Vous savez, il demeure primordial que les différents paliers de gouvernement travaillent ensemble et partagent une vision commune.

Je suis tellement fière de voir le ministre Pelletier ainsi que l'ensemble des députés qui sont présents ce soir.

Je me réjouis de voir tout ce potentiel de collaboration qui existe entre nous.

Dans la perspective de notre gouvernement, cette collaboration inclut le secteur municipal. Nous y croyons fermement.

En témoigne l'important partenariat que nous avons conclu l'automne dernier avec l'AFMO, afin d'appuyer financièrement la traduction de règlements municipaux.

Je salue d'ailleurs Jacques Hétu, président de l'AFMO, dont l'engagement et le leadership sont exemplaires.

Cette importante initiative de l'AFMO est le résultat d'une étroite collaboration et d'une approche concertée entre tous les ordres du gouvernement.

Et je termine ce bilan en ajoutant que nous continuons de travailler en étroite collaboration avec le Gouvernement du Canada ainsi qu'avec un ensemble d'organisations qui oeuvrent sur le plan national.

D'ailleurs, je salue la directrice générale de la FCFA, Marielle Beaulieu qui est présente ici ce soir.

Je sais que Marielle et son équipe travaillent fort à l'élaboration de nouvelles stratégies pour bien positionner les communautés francophones et acadiennes au Canada.

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Sur le plan communautaire, l'automne dernier a été marqué par un événement d'une grande importance pour l'orientation de la francophonie ontarienne, soit la fondation de l'AFO, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario.

Cette étape représentait l'aboutissement d'un long processus de réflexion collective et de rassemblement des francophones autour d'une vision partagée.

Il s'agit d'un travail qui a exigé un investissement de temps, d'efforts, de bonne volonté et d'imagination hors du commun.

Je tiens à féliciter et à remercier chaleureusement tous ceux et celles qui se sont voués à ce projet.

Je salue en particulier le jeune et dynamique président de l'AFO, Simon Lalande.

Simon et ses collègues au sein du Comité provisoire de l'AFO sont en train de mettre en place une structure de gouvernance et l'administration de l'AFO.

La création de l'AFO représente aussi un nouveau point de départ pour la francophonie de l'Ontario.

Et j'espère vivement que la réussite de l'AFO au cours des années à venir sera à la hauteur des plus grandes ambitions, et des plus grands rêves des francophones.

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Il n'y a aucun doute, 2006 est une année déterminante pour l'Ontario français. La renaissance d'un organisme rassembleur comme l'AFO en témoigne, mais aussi le 20e anniversaire de la Loi sur les services en français.

Je salue la vision des activistes de la première heure et leur détermination, conjuguées à la volonté de nos élus de 1986 qui ont adopté cette loi.

La Loi sur les services en français a constitué un cadre législatif qui a permis de légitimer dans l'optique du gouvernement de l'Ontario, les aspirations des francophones dans des domaines clés de développement.

Les progrès de la communauté francophone ont été marqués de temps forts comme l'accès accru aux tribunaux en français, la création de collèges de langue française, la gestion scolaire ou encore la victoire de Montfort.

Mais ils s'illustrent aussi dans les acquis quotidiens, auxquels on ne prête plus attention, parfois, mais qui ont transformé notre environnement et notre perspective.

Les mentalités évoluent. Aujourd'hui, la francophonie représente pour l'Ontario une grande richesse. On voit le fait français, et le bilinguisme, comme une source d'enrichissement d'autant inestimable qu'elle s'avère un atout économique important pour la province dans le contexte de la mondialisation.

L'anniversaire de la Loi sur les services en français sera bien sûr l'occasion de diverses célébrations au cours de l'année.

J'aurai le plaisir d'inaugurer les festivités du 20e lors de la Journée internationale de la francophonie le 20 mars prochain à Toronto.

Je ne peux malheureusement pas éventer le programme des célébrations ici ce soir. Mais je peux vous dire qu'au cours des prochains mois, bien des événements et initiatives vont ponctuer la trame du 20e anniversaire.

Les festivités seront chapeautées par l'Office des affaires francophones, certes, mais miseront sur la participation de l'ensemble des ministères.

Car c'est là un autre point clé : en Ontario, aujourd'hui, les affaires francophones, ce n'est pas seulement l'affaire de mon bureau, ou de l'Office des affaires francophones.

C'est vraiment l'affaire de tout le gouvernement. Les affaires francophones font partie d'une action concertée et globale qui vise à assurer que les francophones participent pleinement au développement social, économique, politique et culturel de la province.

L'appareil gouvernemental dans son ensemble est interpellé dans cette démarche et les ministères ont une responsabilité à cet égard.

Une telle approche globale est la meilleure garantie de progrès véritables.

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Cette synergie ne doit pas seulement opérer au sein du gouvernement.

Il est essentiel que nous travaillions en étroite collaboration avec nos partenaires de la communauté, c'est-à-dire vous toutes et tous.

La mise à contribution d'un solide réseau, composé d'institutions et d'intervenants du terrain, favorisera inévitablement des gestes menant à un développement durable et porteur de la francophonie.

Heureusement, nous savons que nous pouvons compter sur des communautés engagées et solidaires.

Je salue la conviction et la détermination dont vous faites preuve.

Vous le savez, on ne compte plus les personnes qui se dévouent corps et âme pour la francophonie ou qui s'illustrent dans une foule de domaines.

Ce banquet est une belle occasion de leur rendre hommage.

Je suis très heureuse que cette année, tant de personnes voient leur contribution reconnue par l'Ordre de la francophonie ou le Prix jeunesse Thomas-Godefroid.

Je tiens à les féliciter et à les remercier de leur engagement.

Tous et toutes, ensemble, continuons à célébrer notre langue et notre culture; continuons à promouvoir le fait français en Ontario; continuons à valoriser notre communauté. Vivre la francophonie!

Merci à tous, et bon banquet!