La ministre

Discours de l'honorable Madeleine Meilleur,
ministre déléguée aux Affaires francophones et ministre des Services sociaux et communautaires

dans le cadre de la conférence La forêt : nos racines, notre avenir
organisée par l'Association française des municipalités de l'Ontario

Hearst, Ontario
Le jeudi 14 septembre 2006

Merci Jacques (Jacques Hétu, Président de l'AFMO) et bonjour à tous et à toutes.

Tout d'abord, je voudrais féliciter Jacques et le conseil d'administration de l'AFMO pour leur engagement, leur leadership et leur vision, et Réjean Nadeau et la Ville de Hearst pour l'organisation de la conférence. Grâce à eux, l'AFMO accueille un nombre record de participants cette année. Bravo !!!

Au nom de tous mes collègues et plus particulièrement de l'Honorable John Gerretsen, ministre des Affaires municipales et du Logement, qui aurait grandement souhaité être parmi nous, je remercie l'Association française des municipalités de l'Ontario (l'AFMO) de nous avoir invités ici à Hearst.

Je profite d'ailleurs de l'occasion pour féliciter la ville de Hearst pour la tenue de cette importante conférence en plein coeur de la forêt boréale de l'Ontario sous le thème La forêt : nos racines, notre avenir.

Comme le souligne la plaque de la Fiducie du patrimoine ontarien que nous dévoilerons tout à l'heure, à Hearst, les francophones et la forêt sont intimement liés et forment les racines de la communauté.

Ils en constituent également l'avenir.

En ce sens, le programme de la conférence vous permettra de relever les défis auxquels vous faites face au quotidien et ce, pour le bénéfice des citoyens et citoyennes que vous représentez.

De plus, grâce à la qualité des conférenciers et à la diversité des exposés, vous pourrez tous, d'où que vous soyez dans la province, ramener des connaissances utiles et des solutions pour vos municipalités respectives.

Vous savez que je me sens personnellement interpellée par les sujets et thématiques abordés à la conférence ainsi que par votre travail.

Nul besoin de revenir sur mes anciennes fonctions municipales dans la cité de Vanier, dans la municipalité d'Ottawa-Carleton et dans la nouvelle ville d'Ottawa.

J'ai toujours eu le monde municipal à coeur parce que les municipalités sont un lieu d'appartenance privilégié.

Nous nous identifions à nos communautés : elles nous rassemblent car nous y vivons ensemble, au quotidien, notre culture et notre langue.

Pour permettre à nos collectivités d'avoir un avenir prometteur, nous devons miser sur ce lien puissant de proximité entre municipalités, langue et culture.

Et pour que la langue française s'épanouisse dans nos municipalités et se perpétue de génération en génération, elle doit être plus qu'une langue de culture personnelle, familiale ou communautaire; elle doit également être un vecteur de démocratie participative efficace et responsable.

Bien sûr, les municipalités, tout comme le gouvernement provincial, ne peuvent tout faire seules.

Je crois fermement en l'étroite collaboration entre le gouvernement et le secteur municipal.

Traduction des règlements municipaux et autres documents clés

L'an passé, à Kirkland Lake, j'avais l'immense plaisir d'annoncer le résultat d'une approche concertée entre le ministère des Affaires municipales et du Logement, l'Office des affaires francophones et Patrimoine Canada : la conclusion d'un projet de partenariat avec l'AFMO pour la traduction vers le français de règlements municipaux et autres documents clés liés à la conduite des affaires municipales.

Cet important projet répond à un besoin exprimé depuis plusieurs années, et l'Ontario et le gouvernement fédéral se sont engagés à y répondre avec empressement en investissant 700 000 dollars sur quatre ans.

Je vous avais dit que l'AFMO serait appelée à jouer un rôle clé dans la mise en oeuvre de ce projet à caractère novateur.

Nous en voyons aujourd'hui les fruits. Au-delà des mots, il y a au bout du compte des résultats concrets.

Il me fait grand plaisir de lancer le Centre d'archives des règlements municipaux.

Ce site Web où on pourra trouver les versions anglaises et françaises de règlements municipaux sera une ressource inestimable pour tous.

Il permettra à nos municipalités d'utiliser les mots justes quant à la terminologie employée dans les règlements municipaux.

Face à la complexité de la langue française et du jargon légal, le Centre d'archives des règlements municipaux sera une richesse partagée.

Il fait partie d'une démarche visant à nous doter d'outils de gouvernance municipale de qualité et touchera donc de près les citoyens des municipalités membres de l'AFMO.

Et une gouvernance municipale de qualité en français est pour nous tous une source de fierté.

Par surcroît, l'annonce d'aujourd'hui rappelle que le gouvernement s'est engagé à soutenir et à encourager des initiatives qui favorisent l'accès à des services en français de premier niveau.

Affaires francophones

Au niveau provincial, nous avons continué sur notre lancée en matière d'affaires francophones.

Parmi la longue liste de réalisations qui jalonnent notre parcours depuis notre arrivée au pouvoir, certains me rendent particulièrement fière :

La décision d'accorder sa pleine gouvernance à TFO qui devient un organisme indépendant doté de son propre conseil d'administration et qui sera géré de façon autonome à la fois sur les plans administratif et budgétaire;

L'agrandissement de l'Hôpital Montfort (185 millions de dollars) ;

Des investissements colossaux en éducation élémentaire, secondaire et post-secondaire.

La signature du protocole de coopération Ontario-Québec en matière d'affaires francophones qui n'est pas sans nous rappeler la conférence Sans frontières de l'an passé;

La désignation d'après la Loi sur les services en français d'une 25e région, celle de Kingston ;

L'ajout, dans le préambule de la Loi sur l'intégration du système de santé local, d'une mention faisant état de la nécessité de faire respecter les exigences de la Loi sur les services en français et la création d'un comité consultatif sur les services de santé en français ;

Deux millions de dollars alloués aux services de prévention de la violence envers les femmes francophones. Cet investissement a presque fait tripler les montants alloués pour ces services aux femmes.

Et la création des Prix de la francophonie visant à reconnaître les personnes qui ont contribué de manière significative à l'avancement du fait français en Ontario.

Conclusion

En terminant, je m'en voudrais de passer sous silence une autre source de fierté : l'Association des municipalités de l'Ontario (AMO) a cette année adopté un règlement stipulant que le président de l'AFMO a droit à un siège à son conseil d'administration.

Il s'agit bien d'une preuve, s'il en fallait une, de l'importance et de l'influence grandissante de l'Association française des municipalités de l'Ontario sur l'ensemble de la province.

Je félicite l'AFMO pour le travail qu'elle accomplit dans une foule de dossiers touchant le monde municipal et la francophonie ; nous allons en voir un des résultats à l'instant.

Tout juste avant de procéder au lancement officiel du Centre d'archives et notre premier « clic », j'aimerais rappeler mon ami Jacques Hétu à mes côtés.

Jacques, vous savez que j'aime venir à la conférence annuelle de l'AFMO et y apporter avec moi de bonnes nouvelles.

Ainsi, au nom du Gouvernement de l'Ontario, et plus particulièrement en celui de mon collègue John Gerretsen, ministre des Affaires municipales et du logement, qui aurait aimé être présent avec nous, il me fait un immense plaisir de vous remettre ce deuxième versement de 100 000 $, un premier cette année.

Ceci vous permettra de poursuivre le projet de traduction des règlements municipaux et autres documents clés tel que prévu.

Bravo à l'AFMO et bonne continuation !