Days Inn Timmins
salle « Grand Ballroom »
14, rue Mountjoy sud
Timmins
Le mercredi 2 avril 2008
Merci beaucoup Mathilde (Gravelle Bazinet, présidente du RLISS du Nord-Est).
Mesdames et messieurs,
Distingués invités,
Chers amis,
Bonsoir.
Je vous remercie de m'accueillir à Timmins pour ce sommet régional sur les services de santé en français.
Je suis toujours heureuse de venir dans le nord de l'Ontario. Le dynamisme des communautés francophones du nord est important pour le succès des nouvelles stratégies dans les services de santé.
Je sais que vous faites face à des défis importants sur tous les plans, y compris celui de la santé, notamment parce qu'on retrouve ici, entre autres, un plus fort pourcentage de personnes âgées et à faible revenu et aussi parce que vous faites face à un ensemble de problématiques démographiques et sociales spécifiques.
Je suis très heureuse de voir que vous êtes en train d'implanter le nouveau programme « Vieillir chez soi ». Ce programme permettra aux personnes âgées de recevoir des soins de qualité dans leur résidence. « Vieillir chez soi » offre aussi un appui critique pour les aidants naturels qui se donnent coeur et âme pour aider la personne vieillissant dans son domicile.
Comme celui de Thunder Bay en mars, le sommet de Timmins représente un point tournant pour l'organisation des soins de santé en français en Ontario.
Cette rencontre conjointe des principaux intervenants en santé du Nord de la province met en effet l'accent sur les aspects les plus importants pour la planification et la prestation des soins de santé : la collaboration, l'intégration, l'offre active et la coordination, notamment en gestion des ressources humaines.
D'emblée, je vous rappelle qu'en novembre dernier, lors de l'annonce de la composition du Conseil consultatif des services de santé en français, le ministre a rappelé son engagement destiné à améliorer les services de santé, en accroissant les services de soins familiaux et en réduisant les temps d'attente des services d'urgence, tout en précisant que cela devait inclure les services en français.
De plus, il a alors déclaré que le conseil consultatif se voulait la démonstration concrète que notre gouvernement est bien à l'écoute des collectivités francophones. Nous croyons que les soins de santé, en Ontario, doivent s'inspirer d'un engagement ferme quant à l'équité et au respect de la communauté francophone.
On sait tous très bien que lorsque la douleur et les émotions sont intenses, c'est dans notre langue maternelle qu'on a besoin de s'exprimer, et que c'est un obstacle parfois insurmontable que de devoir faire l'effort de traduire cette douleur dans une autre langue.
Notre gouvernement a bien compris cet impératif. C'est pourquoi, lors de l'élaboration de la Loi de 2006 sur l'intégration du système de santé local, nous nous sommes assurés qu'elle tienne compte des besoins et des préoccupations des francophones en matière de soins de santé en français. Ce n'est pas seulement un besoin non plus – c'est notre droit en tant que francophone.
Et un sommet comme celui-ci vous offre une occasion extraordinaire d'échanger idées et pratiques novatrices pour faire participer la population et les collectivités francophones à la gestion de leurs propres soins de santé au sein du système ontarien.
C'est pour cette raison que nous avons demandé aux réseaux locaux d'intégration de favoriser le plus d'engagement communautaire possible. Là où c'est possible, nous allons continuer à appuyer les initiatives de gouvernance prises par les collectivités francophones.
En lien avec votre sommet, permettez-moi de vous rappeler que dans le nouveau budget du Gouvernement de l'Ontario, nous avons engagé 190 millions de dollars sur trois ans pour mettre en application une Stratégie de gestion et de prévention des maladies chroniques, visant à aider les Ontariennes et les Ontariens, une personne sur trois, qui vivent avec une maladie chronique.
Cela comprend le nombre croissant de personnes atteintes de diabète.
La Stratégie inclura une combinaison de prévention, de technologie, de planification personnelle et d'accès aux ressources spécialisées et aux professionnels de la santé.
En outre, pour veiller à ce que la prestation des services de santé reflète la réalité de la population diverse d'aujourd'hui, nous cherchons à obtenir l'apport des Ontariens et Ontariennes par l'intermédiaire de divers organismes comme le Conseil des citoyens sur les politiques de médicaments et le Conseil consultatif des services de santé en français.
Bien entendu, comme vous le savez, la loi qui a établi nos réseaux locaux d'intégration des services de santé (RLISS) – la Loi de 2006 sur l'intégration du système de santé local – appuie la prestation de services durables de qualité en français auprès de la communauté francophone de la province, conformément à la Loi sur les services en français de l'Ontario.
La participation des citoyens et citoyennes est indispensable à l'efficacité des quatorze RLISS de l'Ontario, dont deux ont une présidente francophone, à savoir, bien entendu, Mme Mathilde Gravelle Bazinet, présidente du RLISS du Nord-Est, et Mme Marie Fortier, présidente du RLISS de Champlain.
Si je mentionne ces deux personnes, c'est que l'expérience et les compétences qu'elles apportent à leur rôle de direction contribuent grandement à améliorer la situation des populations francophones dans les secteurs pris en charge par le RLISS... et à aider les Ontariennes et Ontariens francophones à rester en bonne santé et à avoir accès à des services de santé de première qualité, réceptifs au fait culturel... dans la langue de leur choix.
Et moi, je me suis permis de leur donner un autre mandat spécial : celui d'être porte-parole des francophones non seulement au ministre de la santé, mais au ministère et avec leurs collègues présidents des 12 autres réseaux (RLISS), afin d'assurer que les besoins de notre communauté sont pris en compte lors des prises de décisions.
Ceci est particulièrement crucial dans la grande région de Timmins, où l'on compte un fort pourcentage de francophones, et où les institutions desservent toute la région de Cochrane.
Il y a déjà une offre de services de santé en français à Timmins. Le défi est maintenant de la consolider et de la bonifier afin de servir de façon optimale les francophones de la région.
Sur le territoire du RLISS Nord-Est, qui compte la plus grande proportion de francophones de tous les RLISS, 47 organismes offrant des services de santé en français sont désignés, et 90 sont identifiés comme étant en mesure d'offrir certains services en français.
Il y a aussi une Équipe Santé familiale francophone, et neuf autres équipes offrent des services en français.
Et n'oublions pas que l'École de médecine du Nord de l'Ontario compte près de 20 % d'étudiants francophones. L'École se veut une solution parmi plusieurs autres initiatives pour adresser les grands défis de recrutement de professionnels de la santé dans le nord.
Le désir d'améliorer l'accès aux services de santé en français, que nous partageons toutes et tous, doit maintenant mener à un travail de collaboration intensif entre les nombreux organismes francophones en santé.
Afin d'éviter le dédoublement de services, bien sûr, et de combler tous les besoins spécifiques des francophones, mais aussi afin d'attirer et de retenir des professionnels de la santé francophones ou bilingues.
C'est là un des principaux défis, et je sais que vous travaillez toutes et tous très fort à le relever.
Pour y arriver, on ne dira jamais assez à quel point la participation de tous les membres de la communauté est essentielle. Les citoyens et citoyennes ont aussi la responsabilité de jouer un rôle central dans la prise en charge de leur santé et de leur mieux-être.
La santé, ce n'est pas seulement l'affaire des professionnels de la santé : c'est notre affaire à tous. Merci pour votre engagement personnel et collectif.
Vous savez, c'est en mettant en commun les efforts des gouvernements, des organismes communautaires et des citoyens et en créant une culture de collaboration et d'échange que nous atteindrons notre but ultime, qui est d'améliorer de façon durable la santé de la population francophone du Nord-Est de l'Ontario.
Je vous souhaite une excellente soirée.
– FIN –