Hawkesbury (Ontario)
le vendredi 24 octobre 2008
Madame la présidente,
Monsieur l'honorable Don Boudria,
Monsieur le député Jean-Marc Lalonde,
Madame la mairesse
Chères amies de la Maison Interlude,
Je veux d'abord vous remercier sincèrement de m'avoir invitée à venir célébrer avec vous le 25e anniversaire de la Maison Interlude.
Je tiens particulièrement à saluer aussi ce soir la présence de mon ami Jean-Marc Lalonde, député de Glengarry-Prescott-Russell et de l'honorable Don Boudria, qui nous font l'honneur d'être présents ce soir à cette célébration.
Vous le savez, chères amies de la Maison Interlude, votre travail auprès des femmes, des enfants et des adolescents confrontés à la violence revêt une grande importance pour moi.
Votre 25e anniversaire nous rappelle que vous êtes une référence dans la région. Au cours de ces années, vous avez sauvé des vies et vous avez redonné la dignité à des centaines de femmes et l'espoir à des milliers d'enfants.
Grâce à vos actions, les gens de la région de Hawkesbury ont entendu votre cri du cœur. Beaucoup comprennent maintenant votre indignation face à la violence que l'on tient trop souvent comme un fait divers dans notre société.
Oui, la population partage maintenant avec vous le désir de sensibiliser et éduquer votre milieu de vie afin de mettre fin, une fois pour toutes, à la violence faite aux femmes.
Je le dis souvent. Quand on fait violence à une femme, on fait violence à la famille et on fait violence à toute la société.
L'enfant dont la mère souffre de violence est un enfant violenté.
Comme le dit la maxime : « la violence et l'indifférence sont une lourde sentence qu'il faut sortir du silence ».
Dans cette perspective, la ville ou le village qui tolère la violence par le silence est une collectivité appauvrie qui ne peut pas espérer la prospérité pour ses citoyens ou l'harmonie entre tous.
La violence n'est pas une réalité confinée au milieu familial, c'est une maladie sociale qu'il faut guérir par des mesures sociales et communautaires.
La violence s'exprime de manière diverse et sournoise.
Elle est tantôt physique, tantôt psychologique et tantôt sexuelle.
Elle peut être sournoise parce que la victime ne se sait pas toujours victime de violence.
Et elle est surtout injuste parce que, plus souvent qu'autrement, la victime est une jeune fille ou un enfant.
Tout au long de mon parcours politique, j'ai rencontré beaucoup de ces personnes qui ont bien voulu partager avec moi leurs histoires tragiques, leurs expériences difficiles, leurs douleurs. Et j'oeuvre, comme vous toutes et vous tous réunis aujourd'hui, pour que ces histoires appartiennent au passé.
C'est pourquoi, ce soir, je suis heureuse de vous annoncer que le gouvernement de l'Ontario va octroyer à la Maison Interlude une subvention de 5 500 $ pour la sensibilisation aux conséquences de l'hypersexualisation chez les jeunes filles de 12 à 15 ans.
Par cette subvention, nous voulons aider la jeunesse de Hawkesbury à mieux comprendre les abus liés à l'hypersexualisation et les moyens pour prévenir ces abus.
Chères amies, le gouvernement de l'Ontario investit dans la prévention de la violence faite aux femmes parce que nous partageons vos préoccupations et vos convictions.
À titre d'exemple, cette année, nous avons accru de 18 millions, 800 mille dollars, l'enveloppe budgétaire consacrée aux programmes de prévention de la violence faite aux femmes pour un investissement total de 208 millions en 2008.
Cela signifie que nous avons rempli la promesse que nous avions faite lors des élections provinciales de 2007 de restaurer le niveau de financement de ces projets qui prévalait en 1995, avant que le gouvernement conservateur coupe dans les budgets alloués à ce secteur.
L'investissement important que nous faisons nous ont permis de mettre en œuvre le Plan d'action contre la violence conjugale qui inclut l'amélioration importante du financement des CALACS, le programme PONCTUEL ainsi que l'accès à des lignes téléphoniques comme celle que vous dirigez ici même.
Ce sont là des outils cruciaux pour vous permettre de continuer votre travail primordial de dépistage, de sensibilisation et d'intervention.
En ce temps économiques incertains, il est important pour nous de continuer à investir dans ce secteur. Car la violence faite aux femmes et aux enfants ne connaît pas de limites. Elle touche toutes les couches sociales et elle existe qu'elle que soit la situation économique.
Je veux donc vous encourager à poursuivre votre excellent travail. Vous cumulez maintenant 25 années d'expérience, 25 années de succès et surtout 25 années de service inlassable rassemblant des femmes et des enfants qui vous sont à jamais reconnaissants.
Poursuivez votre beau travail! Je tiens à féliciter chacun et à chacune d'entre vous qui avez fait une différence et surtout ... longue vie à la Maison Interlude!
Merci et bonne soirée.
- FIN -