3349, chemin Navan
Ottawa (Ontario)
le vendredi 7 novembre 2008
Chers amis,
Je suis très heureuse de me joindre à la régionale d'Ottawa du Rendez-vous des aînés francophones de l'Ontario, en partenariat avec la Fédération des ainés et des retraités francophones de l'Ontario (FAFO) à l'occasion de cette belle foire sur la retraite en santé.
Je félicite chaleureusement les organisatrices et organisateurs d'avoir pris une telle initiative. Grâce à vous, les aînés et retraités qui se préoccupent de leur bien-être et de leur santé ont accès à de l'information pertinente.
Veiller à sa bonne santé nourrit les espoirs et les rêves. On a alors l'énergie et l'envie de voyager, on a une vie sociale active et on participe à une foule de loisirs avec sa famille.
Mais, à l'inverse, lorsqu'on est malade, on ne nourrit qu'un seul espoir... celui de guérir. Tout le reste devient secondaire. Et cela se comprend.
Dans mes fonctions de ministre, j'ai la chance de côtoyer un très grand nombre d'aînés et de retraités, ici dans la région d'Ottawa et partout en Ontario.
Je suis toujours interpelée par la détermination des aînés qui désirent prendre en charge leur propre santé.
Quant à moi, la première condition pour une retraite en santé, c'est justement la nécessité de se responsabiliser.
Et je suis en mesure de constater combien cette responsabilisation conduit à une meilleure qualité de vie chez les aînés grâce à une alimentation saine, à de bonnes habitudes de vie et aux soins de santé qui leur sont offerts.
Je suis tellement fière de constater qu'en 2008, nous avons probablement la génération d'aînés la plus en santé de toute l'histoire de l'humanité, et je vous en félicite.
Je constate aussi que le gouvernement a un rôle critique à jouer dans la mise en place de conditions favorables à la santé des citoyens et citoyennes.
C'est pour cette raison que le gouvernement de l'Ontario a tant investi dans les soins de santé et, plus particulièrement, dans les soins de santé en français.
Je songe ici aux grands investissements que nous avons effectués.
D'abord les travaux d'agrandissement de l'Hôpital Montfort à Ottawa au montant de 185 millions de dollars serviront à offrir des services de santé élargis.
La somme de 15 millions de dollars servira à l'agrandissement du pavillon Roger-Guindon de la Faculté des sciences médicales à l'Université d'Ottawa.
Ajoutons des subventions de taille pour la formation de professionnels de la santé tant à l'Université d'Ottawa qu'à La Cité collégiale.
Pensons aussi à la création des nombreuses équipes de santé familiale et aux centres de santé communautaires qui font un travail exemplaire dans la promotion de la santé et la prévention des maladies chroniques.
Oui, le gouvernement de l'Ontario a choisi l'option d'être un acteur progressiste dans la santé et nous en sommes très fiers.
Mais l'action du gouvernement ne peut fonctionner en circuit fermé. Nous voulons entendre la voix des citoyens et connaître vos attentes.
Je sais que la FAFO est très active dans tous les grands dossiers de la francophonie ontarienne, y compris celui de la santé envers lequel vous démontrez un très grand intérêt et que vous défendez avec conviction.
Dans cette perspective, je suis convaincue que votre contribution au processus de consultation en cours permettra au gouvernement de mieux comprendre vos préoccupations quant au libellé du règlement sur la santé et à son éventuelle portée.
Ce processus offre une occasion unique aux francophones de l'Ontario et aux organisations comme la vôtre de partager votre vision de la représentation des francophones dans la refonte actuelle des services de santé en français au sein du système de santé local.
En vous faisant entendre, vous nous rappelez que la restructuration des services de santé doit réellement tenir compte des besoins de la collectivité francophone, pour la santé de tous !
Le processus de consultation se termine le 12 novembre et il reste quelques jours pour faire part de votre réaction au gouvernement : merci de faire entendre votre voix.
Le ministre de la Santé est bien conscient de l'importance d'offrir des soins de santé de qualité en français.
Et, comme vous le savez, mon gouvernement a reconnu la portée globale de la Loi sur les services en français en y référant dans le préambule de la Loi de 2006 portant sur les Réseaux Locaux d'Intégration des Services de Santé (RLISS).
Par ailleurs, le ministre de la Santé a créé en 2007 le Conseil consultatif sur les soins de santé en français afin que nous, francophones, puissions influencer la mise en place des services de santé pour notre communauté.
Et le Secrétariat aux affaires des personnes âgées de l'Ontario a lui aussi, maintenant, un comité consultatif pour les besoins des aînés francophones. D'ailleurs, je suis fière de noter la participation du Secrétariat dans l'organisation de cette belle foire.
L'événement qui nous réunit aujourd'hui est un signe des temps. La Fédération des aînés francophones de l'Ontario démontre son leadership et sa capacité d'être à l'écoute de sa communauté.
En effet, la mise sur pied de cette foire s'inscrit dans la foulée des efforts de mon gouvernement d'offrir les meilleurs soins de santé possibles.
Chers amis, en Ontario, nous pouvons constater avec fierté que nous avons un très bon système de santé, un système qui est public et accessible.
Bien sûr, il reste beaucoup à faire.
Mais je puis vous dire que si les aînés maintiennent leur prise en charge et si le gouvernement joue bien son rôle de planification des soins de santé, la prochaine génération de personnes à la retraite suivra le modèle de société que vous êtes en train de construire. C'est-à-dire un modèle de société où les aînés et les retraités sont valorisés et en pleine santé.
Oui, la clé du succès pour une retraite en santé, c'est la responsabilité partagée entre l'individu, la communauté et le gouvernement. L'un ne peut réussir sans l'autre.
Bonne foire à toutes et à tous. Continuez votre beau travail et surtout, restez en forme et profitez de la vie !
Merci.
- FIN -