La ministre

Discours de l'honorable Madeleine Meilleur,
ministre déléguée aux Affaires francophones et ministre des Services sociaux et communautaires

pour le gala de l'Action Ontarienne contre la Violence faite aux femmes

Hôtel Courtyard Mariott, Ottawa

le jeudi 13 novembre 2008

Madame Gaétanne Pharand,
Madame Ghislaine Sirois,
Chères amies,
Bonsoir.

Je vous remercie beaucoup de m'avoir invitée à venir célébrer avec vous le 20e anniversaire de l'Action Ontarienne contre la Violence faite aux femmes (AOCVF).

Je n'aurais pas voulu manquer cette occasion de vous féliciter car comme vous le savez, la violence conjugale et familiale est une cause qui me tient particulièrement à cœur.

Et j'ai souvent l'occasion d'aborder le sujet dans mes déplacements à travers toute la province.

Je le dis souvent. Quand on fait violence à une femme, on fait violence à la famille et on fait violence à toute la société.

L'enfant dont la mère souffre de violence est un enfant violenté.

Comme le dit la maxime : « la violence et l'indifférence sont une lourde sentence qu'il faut sortir du silence ».

Dans cette perspective, la communauté qui tolère la violence par le silence est une collectivité appauvrie qui ne peut pas espérer la prospérité pour ses citoyens ou l'harmonie entre tous.

La violence n'est pas une réalité confinée au milieu familial, c'est une maladie sociale qu'il faut guérir par des mesures sociales et communautaires.

La violence s'exprime de manière diverse et sournoise.

Elle est tantôt physique, tantôt psychologique et tantôt sexuelle.

Elle peut être sournoise parce que la victime ne se sait pas toujours victime de violence.

Et elle est surtout injuste parce que, plus souvent qu'autrement, la victime est une jeune fille ou un enfant.

Tout au long de mon parcours politique, j'ai rencontré beaucoup de ces personnes qui ont bien voulu partager avec moi leurs histoires tragiques, leurs expériences difficiles, leurs douleurs. Et j'oeuvre, comme vous toutes et vous tous réunis aujourd'hui, pour que ces histoires appartiennent au passé.

C'est pourquoi je suis heureuse d'être avec vous ce soir pour marquer les 20 ans de l'Action Ontarienne contre la Violence faite aux femmes.

Vous œuvrez pour prévenir la violence faite aux femmes francophones :

Cette concertation entre les différents groupes, agences et organismes est essentielle si l'on veut éliminer un jour la violence faite aux femmes.

Un bel exemple de collaboration est la mise en place par quatre maisons d'hébergement de la ligne Femaide, qui depuis 2006 offre à travers toute la province un service téléphonique unique de soutien aux femmes francophones victimes de violence.

La campagne « Voisin-es, ami-es et familles » fait aussi partie des belles réussites de l'Action Ontarienne contre la Violence faite aux femmes. En sensibilisant le public aux signes avertisseurs de la violence faite aux femmes, elle permet aux proches des victimes de reconnaitre le problème et d'apporter leur aide et leur soutien aux femmes violentées.

Ce sont des initiatives porteuses qui contribuent à améliorer la situation des femmes victimes de violence, et à travers elles, le bien-être collectif de nos communautés.

Mon gouvernement partage vos convictions et c'est pourquoi nous investissons régulièrement dans les programmes de prévention de la violence faite aux femmes.

À titre d'exemple, cette année, nous avons accru de 18 millions, 800 mille dollars, l'enveloppe budgétaire consacrée aux programmes de prévention de la violence faite aux femmes pour un investissement total de 208 millions en 2008.

Cela signifie que nous avons rempli la promesse que nous avions faite lors des élections provinciales de 2007 de restaurer le niveau de financement de ces projets qui prévalait en 1995, avant que le gouvernement conservateur coupe dans les budgets alloués à ce secteur.

Comme vous le savez, l'Office des affaires francophones investit aussi chaque année 124 000$ dans des projets de prévention de la violence faite aux femmes francophones, comme ceux de l'Action Ontarienne contre la Violence faite aux femmes.

En ces temps économiques incertains, il est important pour nous de continuer à investir dans ce secteur. Car la violence faite aux femmes et aux enfants ne connaît pas de limites. Elle touche toutes les couches sociales et elle existe qu'elle que soit la situation économique.

Et même si nous devons toujours rester vigilants, vous avez su répondre aux demandes et aux besoins des femmes francophones de l'Ontario et avez avancé la cause des femmes victimes de violence.

Au-delà du problème de la violence, vos accomplissements sont la preuve que les francophones ont réussi à créer des institutions qui défendent leurs intérêts, répondent à leurs attentes et remodèlent la société dans laquelle ils vivent.

Madame Ghislaine Sirois, vous vous souvenez certainement que la candidature de l'Action ontarienne contre la violence faite aux femmes a récemment été soumise pour un Prix de distinction du procureur général pour les services aux victimes.

Je suis ravie de vous informer que l'Action ontarienne contre la violence faite aux femmes est le lauréat retenu pour ce prix.

Ce prix est la marque de reconnaissance et de remerciement du gouvernement envers l'Action ontarienne contre la violence faite aux femmes pour son leadership exceptionnel et sa contribution au bien-être des victimes d'actes criminels.

Une cérémonie se tiendra le 27 novembre prochain à l'Assemblée législative de l'Ontario, à Toronto et vous y êtes bien évidemment invitée. Cet événement permettra au gouvernement de formellement reconnaître vos réalisations et de vous remettre le prix.

Merci encore de votre contribution remarquable aux services d'aide aux victimes en Ontario. Je suis très fière de ce que vous faites et j'espère vous revoir le 27 novembre à Toronto.

Bien sûr, je n'oublie pas de féliciter chacun et chacune d'entre vous qui faîtes une différence dans notre société. Poursuivez votre beau travail!

Merci et bonne soirée!

- FIN -