Le mardi 12 mai 2009
Madame la présidente de l'AFO
Chers amis franco-ontariens,
D'abord, je tiens à remercier Mariette pour cette belle présentation.
L'enthousiasme de l'AFO et la créativité dont elle fait preuve dans le choix des outils médiatiques pour la campagne annoncent déjà de beaux résultats et je vous en félicite.
Je remercie également celles et ceux qui ont aidé l'AFO dans la conception de la campagne, en particulier les membres du Comité consultatif sur les affaires francophones.
Beau travail d'équipe !
Le lancement de cette campagne de promotion des services en français arrive à point.
Vous le savez, depuis 2003, le gouvernement de l'Ontario partage vos convictions profondes en ce qui concerne les droits des francophones dans la province et au pays.
Cette communion entre les visées politiques du gouvernement et les aspirations de la communauté franco-ontarienne revêt un caractère historique et j'en suis très fière.
C'est d'ailleurs grâce à ce dialogue constructif entre nous tous, depuis 6 ans, que j'ai été en mesure de promouvoir des politiques publiques sur les services en français qui se veulent structurantes et non pas simplement ponctuelles.
Et je vous remercie de cet appui.
La Loi sur les services en français, que l'on a rajeunie récemment après 20 ans d'exercice, avec la création du Commissariat aux services en français, est un bon exemple de politique structurante.
On pourrait aussi donner l'exemple de la vaste politique d'aménagement linguistique en éducation et la pleine autonomie donnée à la chaîne éducative TFO qui jouit pleinement de ses moyens sur l'étage où nous sommes présentement.
Il en va de même pour la désignation des 25 régions dont la plus récente, Kingston, qui est entrée en vigueur il y a moins de deux semaines, et où les ministères du gouvernement de l'Ontario offrent maintenant des services gouvernementaux en français.
Celles-ci sont toutes des mesures structurantes qui se veulent profondes, durables et accessibles à tous les citoyens.
Et c'est justement dans l'accès et avec l'utilisation de ces services par les citoyens, que repose le succès des politiques du gouvernement de l'Ontario.
Je suis donc très heureuse de ce projet de promotion des services en français initié par l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario auquel participe l'Office des affaires francophones.
Je le dis souvent à sa présidente Mariette Carrier-Fraser.
L'AFO possède un vaste réseau de contacts dans toutes les régions de l'Ontario.
Et elle doit en être fière.
L'AFO est branchée sur la vie sociale, la vie culturelle, la vie sportive et la vie économique des Franco-Ontariens.
L'AFO compte parmi ses membres des jeunes, des aînés, des parents, des éducatrices, des agents communautaires et des professionnels de tous les secteurs.
Et l'AFO est très enracinée dans l'histoire des villes et villages de souche française et dans le patrimoine franco-ontarien depuis cent ans cette année.
Elle était au cœur de nos grandes batailles au début du siècle précédent, sous le nom de l'ACFO.
Elle était là aussi, toute mobilisée, dans le dossier des soins de santé en français en 1997.
Et elle est toujours présente aujourd'hui, rajeunie et réorganisée, pour influencer les politiques publiques sur l'offre de services en français.
C'est donc sans hésitation que le gouvernement de l'Ontario a décidé d'encourager cet organisme aux profondes racines communautaires et franco-ontariennes à promouvoir l'offre active des services gouvernementaux en français.
J'ai pleinement confiance que ce partenariat est, dans les faits, un autre moyen pour dire clairement et directement aux Franco-Ontariens : « Le service est là, servez-vous en ! ».
Oui, la responsabilité de l'offre active de services en français revient d'abord au gouvernement.
Et nous l'assumons en mettant en place les ressources et en désignant les régions conformément à la Loi sur les services en français.
Mais, en même temps, la décision d'utiliser les services en français demeure un choix individuel.
Permettez-moi donc de modifier temporairement la devise historique adoptée par notre quotidien franco-ontarien Le Droit : L'avenir est à ceux qui luttent.
Quant à moi, l'avenir du français en Ontario appartient dorénavant à celles et ceux qui font le choix de vivre en français et qui l'exercent en exigeant d'être servis en français.
Je souhaite donc à l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario un succès remarquable dans cette campagne de promotion inspirante.
C'est déjà bien parti !
Merci et bonne journée.
- FIN -